Foot - C1 (F) - C1 féminine : Bayern Munich-PSG, un duel au scanner

L'Equipe.fr
Le Bayern Munich et le PSG s'affrontent en quarts de finale aller de la Ligue des champions féminine, jeudi soir (19h), en Allemagne. Comparatif entre deux puissances montantes.

Le Bayern Munich et le PSG s'affrontent en quarts de finale aller de la Ligue des champions féminine, jeudi soir (19h), en Allemagne. Comparatif entre deux puissances montantes.Palmarès : avantage Bayern Munich Deux titres de champion d'Allemagne pour le Bayern Munich ces deux dernières saisons, une Coupe de France pour le PSG (2010) : les Allemandes mènent d'une courte tête sur la scène nationale. En Europe, en revanche, l'avantage est aux Parisiennes, finalistes de la Ligue des champions en 2015. Une compétition dans laquelle le vécu du club munichois est limité, à l'ombre de Francfort, Wolfsburg, Potsdam et Duisburg (neuf titres à eux quatre) : le Bayern dispute son premier quart de finale ce jeudi (19h), pour sa troisième aventure européenne après des éliminations en 8es finale en 2009/2010 et en 16es de finale en 2015/2016. Le PSG, demi-finaliste la saison passée, joue sa cinquième campagne en Ligue des champions, où il ambitionne de succéder à Lyon. Budget : avantage PSG Le PSG dispose d'un budget sans égal en Europe, depuis l'arrivée du Qatar dans le capital du club, en 2011. Soit 7 millions d'euros pour la saison en cours. En France, seul l'Olympique lyonnais, décuple tenant du titre en D1, s'en rapproche, avec 5 millions d'euros. Des sommes dérisoires à côté du budget de 500 millions d'euros de la section masculine du PSG. Le Bayern Munich s'appuie sur un budget plus modeste, aux alentours de 2,4 millions d'euros (520 millions pour les hommes).Le Real Madrid se lance dans le foot fémininPopularité : avantage PSG Uli Hoeness, le président du Bayern Munich, s'est récemment ému des trop faibles affluences réalisées par la section féminine : «Dans un club qui compte 285 000 socios, ça devrait être possible d'avoir toujours entre deux et trois mille spectateurs par match à domicile», a-t-il affirmé. Comme le PSG, les Allemandes jouent leurs rencontres de Championnat devant quelques centaines de spectateurs en moyenne. Mais la nouvelle puissance financière et sportive du club français est en train de changer la donne. Le record d'affluence des Parisiennes demeure le quart de finale de Ligue des champions 2015, contre Glasgow City, devant 11 318 personnes. Une rencontre qui s'était exceptionnellement jouée au Parc des Princes et non au stade Charléty. Comme le match retour face au Bayern, le 29 mars (20h). Relations avec l'équipe masculine : avantage PSG Les sections féminine et masculine des deux clubs mènent des existences séparées au quotidien. Le PSG d'Unai Emery s'entraîne au Camp des Loges et joue au Parc des Princes, celui de Patrice Lair passe ses semaines au Centre sport et loisirs de la Banque de France, à Bougival, et partage ses weekends entre le stade Charléty et le stade municipal Georges-Lefèvre, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Même séparation physique au Bayern, où les hommes jouent à l'Allianz Arena et s'entraînent à la Säbener Strasse pendant que les femmes naviguent du Grünwalder-Stadion au Sportpark Aschheim, dans la banlieue munichoise. «Je vais essayer de faire venir avec moi au match quelques-uns des joueurs de l'équipe professionnelle des hommes, pour faire preuve de solidarité», a promis Uli Hoeness en pensant au match retour. Une habitude prise par quelques Parisiens, comme Thiago Silva et Marquinhos ou le président Nasser Al-Khelaïfi, parfois présents en tribune lors des grandes affiches.Effectif : avantage PSG Katarzyna Kiedrzynek, Laura Georges, Sabrina Delannoy, Ashley Lawrence, Shirley Cruz, Marie-Laure Delie, Cristiane... L'effectif du PSG est peuplé d'internationales dans toutes les lignes. Des stars séduites par l'attrait du projet parisien et sa nouvelle force de frappe économique. Dernier exemple en date : l'arrivée, l'été dernier, de l'Espagnole Veronica Boquete, vainqueure de la Ligue des champions avec Francfort en 2015, et encore joueuse du... Bayern Munich, la saison passée. Le club allemand peut, lui, s'appuyer sur Verena Faisst, Simone Laudehr (blessée) et Gina Lewandowski, trois joueuses ayant déjà remporté la Ligue des champions, ainsi que sur la buteuse néerlandaise Vivianne Miedema, auteure de sept réalisations en quatre matches européens cette saison.Forme du moment : égalité Les deux équipes ont perdu, ce week-end, en Championnat : le PSG face à l'OM (0-2) et le Bayern contre Wolfsburg (2-0). Deuxième de D1, à sept unités de Lyon, Paris est sous la menace de Montpellier, troisième à un point après seize journées. Munich, lui, est troisième de Bundesliga avec six poins de retard sur Potsdam et quatre sur Wolfsburg après quatorze matches.

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