Foot - C1 - Juve - Ligue des champions : face au Barça, Buffon et la Juve ne se voient «pas en victimes sacrificielles»

L'Equipe.fr
Alors que la Juventus se prépare pour la demi-finale retour face à Monaco mardi, Gianluigi Buffon a rappelé dans une interview à l'UEFA sa volonté de remporter enfin la Ligue des champions, rare titre que le gardien italien n'a pas encore remporté.

Capitaine et gardien de but de la Juventus Turin, Gianluigi Buffon assure que les siens ne se présenteront «pas en victimes sacrificielles» mardi face au FC Barcelone en quart de finale aller de la Ligue des Champions au Juventus Stadium (20h45). «Combien de fois avez-vous revu la finale de 2015 (le Barça avait battu la Juve 3-1) ? Je ne l'ai jamais revue. Mais j'ai des souvenirs très clairs de cette soirée, qui me rendent modérément optimiste. On rencontrait alors une équipe beaucoup plus forte que nous. Aujourd'hui on affronte la même équipe, qui sur le papier est toujours supérieure. Mais on a deux ans de plus d'expérience et de parcours européen. Ça donne plus de confiance et on ne part pas en victimes sacrificielles. Eux ont très peu changé. Nous on a modifié beaucoup de choses. On verra si après un an et demi, deux ans, la distance s'est un peu réduite. C'est beau de se mesurer à eux, de voir où on peut encore progresser. Il y a beaucoup de réponses à trouver dans ce genre de match. Craignez-vous le trio Messi-Suarez-Neymar ? Peu d'équipes jouent avec trois attaquants purs comme Messi, Neymar et Suarez. Quand on a la chance d'avoir ces attaquants, on a une force dévastatrice en phase offensive. On voit surtout que les trois sont très altruistes. Ils ont la bonne attitude. Ça rend les choses encore plus dures parce qu'on ne joue pas contre trois individualités mais contre un trident bien construit et qui joue pour le collectif. Mais Messi n'a jamais marqué contre vous... C'est vrai. Je le savais mais j'avais oublié (il frappe la table en riant, ndlr). Mais c'est aussi parce que j'ai eu la chance de rarement jouer contre lui. Et j'ai eu la chance encore plus grande d'avoir toujours des défenseurs qui lui ont rendu la tâche difficile. Dans votre carrière, chaque fois que vous passez les quarts de finale, vous allez en finale. Est-ce que vous vous dîtes que c'est peut-être la bonne année ? Oui les demi-finales, je les passe facilement. Mon problème c'est les finales et les quarts (sourire). Ca fait 22 ans que je me dis que c'est la bonne année, tout le monde pense ça dans les grandes équipes. Mais parfois l'adversaire est plus fort et c'est ce qui est arrivé en 2015. Alors tu vas leur serrer la main et tu les félicites.»

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