Foot - C1 - « L'UEFA a lâché la bombe atomique sur Manchester City », selon la presse anglaise

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Au lendemain de la décision de l'UEFA d'exclure des Coupes d'Europe Manchester City pour les deux prochaines saisons, pour avoir enfreint les règles du fair-play financier, la presse anglaise n'a pas manqué de réagir. « L'UEFA a lâché la bombe atomique sur Manchester City. » C'est notamment avec ce titre fracassant que The Independent a commenté ce samedi matin la décision de l'instance européenne d'exclure de Coupes d'Europe le club anglais de Manchester City, champion en titre, pour les deux prochaines saisons.

Une sanction « historique » qui, toujours selon le quotidien britannique, équivaut à un « séisme qui pourrait changer le paysage du football européen » et qui aura « des conséquences immenses, même si le Tribunal arbitral du sport (instance indépendante devant laquelle le club va faire appel) devait l'annuler ». En clair, quelle que soit la décision du TAS en appel, l'Independent estime qu'à travers cette sanction « stupéfiante », l'UEFA prouve sa volonté d'enclencher « une grande bataille contre les super-clubs ». Le Mirror, quant à lui, use d'une référence à la guerre des gangs qui opposait Al Capone à ses rivaux, dans les Etats-Unis des années 1920, pour titrer sur le « Massacre de la Saint-Valentin », nom donné à une expédition punitive meurtrière menée par des hommes déguisés en policiers.

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De leur côté, le Telegraph, la BBC ou le Sun, plus pragmatiques, redoutent surtout le départ des stars de Manchester City si le bannissement du club devait être effectif. Le Sun craignant particulièrement « la fin d'une dynastie » a d'ailleurs ouvert sa page sport avec un spectaculaire « Exode à l'Etihad ».

Le consultant a fait part de sa stupeur, sur Twitter, après l'exclusion de Manchester City des Coupes d'Europe. Orphelins de la ligue des champions, nul doute, selon le tabloïd, que Leroy Sane, Raheem Sterling ou Kevin De Bruyne quitteraient le navire. Tout comme, sans doute, Sergio Agüero, Nicolas Otamendi, David Silva ou Claudio Bravo. Quant à leur entraîneur, Pep Guardiola, aucune chance qu'il reste à l'Etihad, le Sun estimant même que le Camp Nou pourrait alors être sa future destination... Mais au-delà de ces considérations sur l'avenir du club et sur la possible nouvelle donne européenne, le Daily Mail a, lui, décidé de mettre en une de son site en ligne la photo de Rui Pinto, le célèbre hacker portugais (qui en transmis en 2016 au journal allemand Der Spiegel les 10 téraoctets de données informatiques qui seront à l'origine des Football Leaks) avec le titre évocateur : « Voici l'homme qui a détruit Manchester City ». Avant de préciser que juste après l'annonce de la sanction décidée par l'UEFA, un hashtag #freePinto (libérez Pinto, alors qu'il est à ce jour emprisonné au Portugal depuis avril 2019) avait été lancé dès vendredi soir sur les réseaux sociaux. Manchester City exclu des Coupes d'Europe : comment la foudre a fendu le ciel bleu

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