Foot - C1 - Monaco - A Dortmund, l'AS Monaco a confirmé qu'elle n'aimait pas les deuxièmes périodes

L'Equipe.fr

Si Monaco est reparti de Dortmund avec un résultat très positif (3-2), l'ASM a énormément souffert en deuxième période, jusqu'au troisième but de Mbappé. Ce n'est pas le premier passage à vide des Monégasques après la pause cette saison.Après la première mi-temps quasi parfaite de Monaco au Signal Iduna Park, tout portait à croire que l'ASM n'allait faire qu'une bouchée du BVB, maître du ballon mais incapable de presser, et dépassé à chaque accélération monégasque pendant 45 minutes. Mais dès le retour des vestiaires, la physionomie a totalement changé. Dortmund a exercé une pression folle dans le camp monégasque, poussé par un stade en fusion.De la 45e à la 75e minute, les partenaires de Bernardo Silva n'ont plus vu le jour. Le petit artiste portugais de l'ASM a d'ailleurs cédé sa place assez tôt dans le match, quand Jardim a fait entrer Nabil Dirar, pour densifier le milieu de terrain et tenter de mettre fin à l'hémorragie. «Avant mon entrée, le coach m'a dit de serrer le jeu, de venir épauler Almamy (Touré) et d'aider aussi Joao (Moutinho) et Fabinho, pour jouer à trois devant la défense» a expliqué le Marocain, heureux «d'aider l'équipe dans les dernières 20 minutes», à un moment où «Dortmund pressait vraiment très fort, en cherchant à exploiter la moindre faille».Déjà contre City et à Wembley Cette situation d'étouffement au retour des vestiaires après une première période maîtrisée, Monaco l'a déjà connue plusieurs fois cette saison en Ligue des champions. C'était le cas lors du huitième de finale retour contre Manchester City, le 15 mars dernier (3-1). Après une première période de rêve, conclue avec un avantage de deux buts comme ce mercredi, l'ASM avait subi un intense pressing des hommes de Guardiola au Louis-II. Incapable de sortir de leur camp, ils avaient fini par craquer, sur un but de Sané, à vingt minutes de la fin. Ce coup de moins bien après la pause avait également été visible à Wembley, lors du premier match de la phase de groupes, le 14 septembre face à Tottenham. Monaco avait donné une leçon tactique en première période, avant de subir énormément par la suite, pour finalement conserver un court avantage (2-1).Tuchel déstabilise l'ASM, comme Guardiola La vague prise par l'ASM pendant une demi-heure au Signal Iduna Park a été assez violente. Elle résulte notamment du double changement effectué par Thomas Tuchel à la pause, avec les entrées de Sahin et Pulisic, et un passage en 4-2-3-1 qui a transformé le jeu du Borussia, immédiatement plus tranchant. Face à City, c'est déjà un changement tactique de Guardiola qui avait déstabilisé soudainement les Monégasques. Pour éviter le naufrage devant le Mur jaune, et n'encaisser qu'un but de Dembélé, l'ASM a fait le travail défensivement, parfois au bord de la rupture, mais sans céder. «Quand on joue à l'extérieur et qu'on mène 2-0, c'est normal de devoir défendre. L'équipe d'en face presse plus fort, et il faut savoir résister. Il faut être là défensivement, et on l'a été», analysait Kamil Glik, sans vouloir entrer dans les détails des raisons de ce trou d'air. Nabil Dirar avait lui une explication sur ce début de seconde période très compliqué : «Je pense que c'est physique mais c'est normal, parce qu'il fallait faire beaucoup d'effort défensivement, et jouer les contres à fond ensuite. C'est très difficile de faire ça pendant 90 minutes, à ce niveau. C'est sûr qu'en seconde période tu lâches un peu, et les adversaires ont plus d'espaces à exploiter.» «Il fallait résister, ne pas faire les mêmes erreurs qu'à Manchester (lors du 8e de finale aller contre City, Monaco avait encaissé trois buts entre la 71e et la 82e minute) C'est pour ça que le coach a fait les changements plus tôt cette fois», a conclu Dirar. À Manchester, Jardim avait effectué son premier remplacement à la 80e minute. Il l'a fait peu après l'heure de jeu à Dortmund.Devant, Mbappé a attendu que l'orage passeEn attaque, cette période sans de l'ASM a été vécu assez difficilement par Falcao et Mbappé, privés de ballons pendant près d'une demi-heure. «Quand vous subissez comme ça, il faut être lucide et se calmer, sinon, on part vite en vrille dans cette situation, soufflait Mbappé, qui a su passer ce cap difficile, pour inscrire le troisième but monégasque à la 79e minute. Je savais qu'il allait y avoir un coup sûr à bien exploiter» Pour l'instant, malgré ces périodes de doutes après la pause, Monaco s'en sort toujours bien à la fin. Mais pas sûr que Mbappé soit toujours là pour éteindre le feu.

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