Foot - C3 - Besiktas - Les supporters de Besiktas enflamment déjà Lyon avant le match de Ligue Europa

L'Equipe.fr
À quelques heures du coup d'envoi du quart de finale aller de Ligue Europa entre Lyon et Besiktas, les supporters turcs ont déjà commencé à mettre l'ambiance. Ils ont donné un aperçu de leur potentiel place Bellecour.

À quelques heures du coup d'envoi du quart de finale aller de Ligue Europa entre Lyon et Besiktas, les supporters turcs ont déjà commencé à mettre l'ambiance. Ils ont donné un aperçu de leur potentiel place Bellecour. Combien seront-ils ce jeudi soir au Parc OL ? Le chiffre de 15 000 supporters de Besiktas a été annoncé pour la rencontre opposant le club turc à Lyon en quart de finale aller de la Ligue Europa. Mais si l'on en croit les fans de l'équipe stambouliote, ils seront bien plus nombreux. 20 000, 25 000, 30 000 ? Quoiqu'il en soit, ils seront en masse et ils comptent bien faire beaucoup de bruit. Dans un contexte politique compliqué en Turquie, cette rencontre a été classée à hauts risques par les autorités françaises.Lyon sous tension Il est 14h45 quand une centaine de supporters de Besiktas débarque sur la place Bellecour. Jusque-là, le lieu, comme le reste de la ville, était plutôt calme. Les supporters présents, reconnaissables à leur maillot, se contentant de se balader dans les lieux touristiques. Le groupe qui arrive à Bellecour, la plupart d'entre-eux vêtus de t-shirts floqués Avrupa Kartallari, se met à enflammer - au propre comme au figuré - la grande place. Fumigènes, pétards, chants, le match des supporters est lancé. «On vient pour vous donner plus de force. On va être la sueur de votre maillot. Besiktas, on est venu mourir pour toi.» Tayfun, venu en voiture de Paris en compagnie de son ami Anil, nous traduit l'un des chants des supporters du club stambouliote. Les deux compères ont les yeux qui brillent. «C'est fou, ce soir on sera entre 22 000 et 30 000 au Parc OL. Le football en Turquie, c'est une religion. Même quand tu veux épouser une fille, on te demande d'abord quel club tu soutiens», nous expliquent les deux amis. Un peu plus loin, Loïc, qui porte un maillot de l'OL, et Benjamin, ont sorti leur smartphone pour filmer les supporters turcs. Venus d'Alsace, ils avouent être «impressionnés» par les fans de Besiktas qui se sont rapidement appropriés la place. «On s'y attendait, assure Benjamin. Pour le moment, cela reste correct. On n'a pas besoin de plus de sécurité. On sait que ce sera chaud ce soir mais c'est parce qu'en Turquie, il y a un fort sentiment nationaliste, ils sont fiers de ce qu'ils sont», analyse le Strasbourgeois. S'il n'a noté aucun incident à Lyon, il pense que cela risque d'être différent à Décines, la commune où a été construit le Parc OL. «Il y a une forte communauté arménienne et cela peut dégénérer», avertit-il. Pourtant, un peu plus tôt dans la journée, c'est dans la quiétude que les premiers supporters de Besiktas ont afflué vers le stade. À l'heure du déjeuner, les premiers se garent et se dégourdissent les jambes après un long voyage. Aslan, venu de Paris, se fait le porte-parole d'un petit groupe d'une dizaine de supporters déjà en attente devant l'enceinte six heures avant le coup d'envoi. «On aime beaucoup notre équipe. On est venu de toute la France, mais aussi de Belgique, comme Umut, 10 ans, d'Allemagne.» Il y a dix ans, quand Besiktas avait affronté l'OM, la plupart n'avait pas l'âge de se rendre au match. «On n'avait pas le permis, rigole Aslan. Mais cette fois-ci, dès que les places ont été mises en vente, on s'est précipité. La communauté turque est très nombreuse en France et on n'a pas tellement l'occasion de voir jouer Besiktas. On est là en paix et pas pour mettre le bazar», assure-t-il.

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