Foot - C3 - Lille - Jonathan David (Lille) : « Je n'ai pas douté »

L'Equipe.fr
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À la veille de Lille-Sparta Prague, jeudi (18h55) en Ligue Europa, l'avant-centre du LOSC Jonathan David estime qu'il lui fallait un temps d'adaptation avant de redevenir compétitif sur le plan athlétique. « Tout le monde attendait votre premier but contre Lorient (4-0, 22 novembre). Vous a-t-il soulagé ?
Oui, on peut le dire. Je voulais marquer à chaque match, j'attendais de pouvoir le faire à chaque fois. J'étais très content d'y être parvenu. Pendant cette période, avez-vous douté et qu'avez-vous pensé de la réaction de vos coéquipiers qui vous ont soutenu ?
Je n'ai pas douté. Je savais que j'avais cette capacité de pouvoir marquer. Malgré la période difficile, je me disais qu'il fallait continuer à travailler, avoir un peu de chance. Mais les occasions allaient venir. Je suis resté positif et confiant. C'était le plus important. Mes coéquipiers m'ont aidé. Cela montre une belle image de l'équipe. Qu'ils célèbrent mon but m'a rendu très heureux. « J'ai passé tellement de mois sans match et sans entraînement à haute intensité... » Vous avez aussi retrouvé votre poids de forme...
J'ai passé tellement de mois sans match et sans entraînement à haute intensité... J'avais pris un peu de poids. Mais maintenant, je me sens bien et je suis en forme. Pourquoi était-ce si difficile pour vos débuts en Ligue 1 ?
C'est normal lorsque l'on change de Ligue. C'est comme si on repartait à zéro. Il a fallu prendre du temps pour connaître les défenseurs, mes coéquipiers. Comment ils aiment contrôler, recevoir le ballon. Rentrer intérieur ou continuer sur une action seule. J'ai dû apprendre pour m'améliorer dans le jeu et être bien. Ça m'a pris du temps car c'était tout nouveau pour moi. Êtes-vous désormais bien installé à Lille ?
J'ai un appartement. Après l'entraînement, je rentre chez moi. Il y a eu une période à l'hôtel. Mais je dirai juste que toute cette période a été normale. Mon père et ma soeur (au Canada) pensent à venir me rendre visite. Ils vont venir à un moment ou un autre.
Qu'aviez-vous pensé du Sparta au match aller (4-1, il avait provoqué un penalty) ?
J'avais trouvé cette équipe physiquement très forte. Ils n'avaient pas peur de rentrer dans les duels. Ils étaient très costauds et n'avaient pas peur de jouer. Ils aiment jouer même quand ils sont sous pression. Par exemple, leur gardien ne dégage pas, il relance. C'est sûr que quand tu n'as pas le ballon, ça pose un problème en match. Leur point faible ? Je ne sais pas. Mais c'est à nous d'imposer notre jeu, d'essayer de créer des liens, en alternant les courses en profondeur et les centres pour marquer. »