Alexandre Lacazette négocie t-il bien les grands soirs ?

L'Equipe.fr
Alexandre Lacazette

Il a beau squatter depuis trois saisons les sommets du classement des meilleurs buteurs du Championnat, Alexandre Lacazette traîne derrière ses lauriers une ou deux étiquettes qui le plombent un peu. Celle d'un attaquant aux stats gonflées par les penalties, et surtout peu en verve lors des grands-rendez-vous. Le genre d'idées reçues qui peuvent entraver une carrière internationale, en somme, surtout quand le sélectionneur national vient vous superviser lors de ces affiches.

En L1 : plus habile quand ce n'est pas le Top 5, mais ...

Oui, cette saison, Alexandre Lacazette n'a pas particulièrement brillé face aux «gros». Mais il n'a pas démérité non plus, si on excepte le match aller face au PSG au Parc (1-2, 14e journée) où il était attendu et a traversé la rencontre dans une certaine neutralité (qui lui a valu un 4 dans nos colonnes). On ne l'a vu que trente minutes face à Nice lors de la session aller (0-2, 9e journée), il a ouvert le score face au PSG au Parc des Princes (1-2, 30e journée) et il a encore marqué face à Monaco (3-1, 18e journée), ce qui a fait oublier ses contres mal négociés et son penalty arrêté par Subasic). Bref, un bilan très correct quand on mentionne le doublé inscrit contre Marseille (3-1, 21e journée).

La saison dernière, c'est face à l'équipe du Rocher que le buteur lyonnais avait réalisé une des plus belles prestations de sa saison (un triplé pour une victoire 6-1, d'où un 9 dans notre journal) lors de la session retour, alors qu'il avait été transparent à l'aller (1-1, note : 5). Il avait également signé un joli match face au PSG lors de la 28e journée (2-1), gratifié d'une passe décisive. A cela s'ajoutent un triplé face aux Verts ou un but au Vélodrome (1-1).

Sur la scène européenne : triste C1

Son bilan en C1 cette saison s'avère, en revanche, plutôt famélique : un but en quatre soirées mais surtout une impression globale très médiocre. Pas un match où l'attaquant lyonnais n'a pu exposer son talent : un penalty raté qui coûte cher face à la Juventus lors de la session aller (comme face à la Gantoise la saison précédente), un manque de mordant remarqué et une énorme occasion gâchée à la 90e+4 au retour face aux Bianconeri, une prestation assez neutre face au Dynamo Zagreb (1-0 et 5 dans nos colonnes) puis une soirée encore plus terne face au FC Séville où il a touché très peu de ballons (0-0).

Une saison dans la tonalité de la précédente (deux buts en six matches) : l'avant-centre de l'OL avait commencé son voyage européen par deux soirées compliquées face à la Gantoise (1-1, le fameux penalty manqué) et Valence (0-1). Il avait surnagé lors de la déroute collective (1-3) à Saint-Pétersbourg, mais avait été beaucoup moins tranchant lors de la session retour (0-2), comme lors de la réception de La Gantoise (1-2). Le dernier match contre Valence lui avait toutefois permis d'inscrire son deuxième but dans la compétition (2-0).

En Ligue Europa, en revanche, l'attaquant lyonnais s'en sort mieux : étincelant et acclamé au Parc OL face à l'AZ Alkmaar (un doublé à l'aller), il a connu un vrai déclic lors de la session aller face à la Roma, passeur et buteur décisif (4-2), quand il a sombré comme son équipe (zéro frappe tentée) au retour. Il n'a pas démérité face au Besiktas (2-1) même s'il n'a pas su concrétiser la grosse occasion qu'il s'est procuré en seconde période. Dans les tribunes, comme il l'était pour la réception de la Roma, Didier Deschamps en a sûrement pris bonne note.

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