Foot - C3 - OL - Sébastien Haller (Utrecht) et Nicolas Isimat-Mirin (PSV) décryptent le jeu de l'Ajax

L'Equipe.fr
Sébastien Haller, l'attaquant français d'Utrecht, prédit un «match compliqué » aux Lyonnais. Bien plus que lors de leur précédente venue aux Pays-Bas pour y défier Alkmaar, en seizièmes.

Sébastien Haller, l'attaquant français d'Utrecht, prédit un «match compliqué » aux Lyonnais. Bien plus que lors de leur précédente venue aux Pays-Bas pour y défier Alkmaar, en seizièmes.La dernière fois qu'ils ont posé les pieds à Amsterdam, mi-février, les Lyonnais n'avaient fait que passer. Leur voyage s'était étiré d'une quarantaine de kilomètres, à Alkmaar, où leur qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa n'avait été qu'une formalité (4-1, 7-1). Le souvenir est encore frais mais les joueurs de Bruno Genesio auraient tort de se laisser griser : ils seront opposés ce soir à une adversité d'un tout autre calibre. «C'est sans comparaison, insiste Sébastien Haller, l'attaquant français d'Utrecht. Les joueurs de l'Ajax sont super jeunes, enthousiastes et techniquement très bons. Ils cherchent à avoir la possession, ils te font mal en attaque placée... Ça va être un match compliqué pour Lyon.»Parmi les trois « gros » du pays avec le Feyenoord et le PSV Eindhoven, l'Ajax est la seule équipe contre laquelle l'international Espoirs n'a pas marqué. Une imperméabilité avec laquelle le PSV Eindhoven a également dû composer le 23 avril (1-0). Malgré la fatigue engendrée par leur quart de finale retour de Ligue Europa à rallonge disputé à Schalke (2-3, a.p.) trois jours plus tôt, les joueurs de Peter Bosz n'avaient cédé que sur coup de pied arrêté.Lyon - Ajax, duel de formateurs«Ils avaient mis beaucoup d'agressivité, souligne Nicolas Isimat-Mirin, défenseur du PSV. On aurait sans doute pu leur faire plus mal mais on n'avait pas été assez tranchants offensivement. » Parmi les failles décelées par l'ancien Monégasque : la propension de l'Ajax à délaisser totalement un côté lors de ses phases de pressing. «C'est une bonne astuce pour l'OL, dit-il. S'ils arrivent à ressortir vite le ballon côté opposé, tu peux rapidement créer des décalages et avoir des un contre un à jouer.»D'une manière plus générale, Isimat-Mirin encourage les Lyonnais à rester fidèles à leurs principes de jeu. À ses yeux, la principale force de l'Ajax réside dans son collectif huilé. Haller, lui, aurait plutôt tendance à s'attarder sur les individualités : Kasper Dolberg, Bertrand Traoré mais surtout Davy Klaassen, «le genre de joueur que tu n'auras pas vu du match mais qui t'auras mis deux buts. Lui, il ne faut pas le laisser tirer aux abords de la surface sinon ça fait petit filet».Une autre raison de se méfier ? Défenseur de l'Ajax de 1975 à 1983, Soren Lerby revient sur le caractère des Amstellodamois, réduits à 10 contre 11 face à Schalke 04 lors du tour précédent. La perspective d'une troisième année sans titre de champion des Pays Bas – à six journées de la fin, ils pointent à la deuxième place, à quatre longueurs de Feyenoord – semble les booster. « Ils veulent aller en finale à tout prix, annonce l'ancien international danois. C'est leur dernier moyen de sauver leur saison.» Un point commun avec Lyon.

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