Foot - C3 - OL - Les supporters de Besiktas «seraient parvenus à leurs fins», estiment les dirigeants de l'OL

L'Equipe.fr
Après les incidents qui ont perturbé OL-Besiktas jeudi soir en Ligue Europa, les dirigeants lyonnais ont assumé une part de responsabilité ce vendredi mais veulent aussi se défendre face à des supporters impossibles «à contenir» .

Après les incidents qui ont perturbé OL-Besiktas jeudi soir en Ligue Europa, les dirigeants lyonnais ont assumé une part de responsabilité ce vendredi mais veulent aussi se défendre face à des supporters impossibles «à contenir».La présence inhabituelle d'Annie Saladin, la responsable sécurité du club, et de Vincent Ponsot, directeur général adjoint juridique, a donné à la conférence de presse de l'OL programmée ce vendredi midi un caractère exceptionnel. Au lendemain des nombreux incidents qui ont émaillé le quart de finale aller de Ligue Europa entre Lyon et le Besiktas Istanbul (2-1), le club rhodanien n'a pas rejeté sa part de responsabilité mais il s'est efforcé de faire passer le massage que les torts étaient partagés.A lire aussiEt soudain, des scènes de guerillaL'OL inquiet pour le match retour«En tant qu'organisateur de la rencontre, on est responsable, a reconnu en préambule Ponsot. Sauf qu'en l'occurrence, il est manifeste qu'on a été victime d'agression de supporters turcs. Les éléments vidéo le montrent et les officiels UEFA ont également assisté à ce qui s'était passé. Chaque club est responsable de ses supporters. A partir du moment où il y a eu identification, les règlements sont très clairs.»En images Soirée de chaos au Parc OL«Ils seraient parvenus à leurs fins»Alors qu'une instruction a été ouverte par la commission de discipline de l'instance européenne, l'OL cible une cinquantaine de hooligans du groupe ultras Carsi comme les principaux fautifs des troubles qui ont occasionné un envahissement de terrain et le report de quarante-cinq minutes du coup d'envoi de la rencontre. «Ils ont forcé le contrôle, a relevé Saladin. Vu le profil de ces supporters, on n'a pas réussi à les contenir.» Ce n'est qu'après leur exfiltration par les forces de l'ordre que le calme est progressivement revenu.La présence de milliers de supporters turcs étant attendue, aurait-il fallu mettre davantage de moyens humains pour empêcher de telles dérives ? Un millier de stadiers et sept cent policiers avaient été mobilisés jeudi soir mais ils sont très vite apparus dépassés. «Ça bougeait de partout, les dédouane Saladin. En mettre cinq cent ou mille de plus, ce n'était pas possible. La volonté de ces supporters était telle qu'ils seraient tout de même parvenus à leurs fins.»Un constat qui, pour l'OL, vaut également pour la kyrielle de fumigènes et autres pétards qui ont pu être introduits dans l'enceinte en dépit des fouilles pratiquées à l'entrée. «C'est la question habituelle, soupire Saladin, comment ont-ils réussi à les faire passer ? La réponse est simple : celui qui veut rentrer avec un fumigène ou un pétard y arrivera. La palpation a été assurée par des stadiers formés qui ont fait leur travail. Mais ils ont l'obligation de se limiter à certaines zones de palpation et les supporters le savent...»Inquiétude pour le retourAlors qu'une seule personne a été interpellée avant la rencontre munie d'engins pyrotechniques, l'OL se dit, dans l'affaire, victime de la loi française. «On est dans un Etat de droit, rappelle Ponsot. Le seul moyen d'éviter ça, c'est de faire comme en Italie. Nous, à Rome, nos supporters avaient été mis à nu mais en France, on ne peut pas le faire. Ce n'est pas juste un choix.» Dans son plaidoyer pour décharger son club, le directeur général adjoint juridique de l'OL a également estimé que la présence de 20 000 supporters turcs en tribunes n'était pas entièrement de leur fait. «Sinon, ça s'appelle du refus de vente. Notre tort, c'est d'avoir respecté la loi.»Ces débordements auraient-ils pu être évités si l'OL avait réservé les trois niveaux des deux virages à ses abonnés ? «A un moment donné, on est bien obligés d'ouvrir la vente au grand public, répond Ponsot. Il faut aussi que tous les abonnés achètent toutes les places... Pour nous aider, il faut que la loi évolue.» L'OL mise sur la mansuétude de l'UEFA pour échapper à des sanctions qui pourraient aller d'une simple amende au huis clos ou à la délocalisation sur terrain neutre de ses prochains rendez-vous européens. Dans le sillage de Jean-Michel Aulas, qui avait évoqué la veille la possibilité de disputer la manche retour à huis clos ou sur terrain neutre, Ponsot a également confirmé que l'OL avait sensibilisé l'UEFA sur ce thème. «On a demandé que la sécurité de nos joueurs soit assurée à Istanbul.»Aulas : «J'ai dit que si il y avait des dangers je serais le premier exposé»

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