Foot - CAF - Ahmad Ahmad brigue un deuxième mandat à la tête de la Confédération africaine

L'Equipe.fr
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L'actuel président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad Ahmad, a annoncé ce mercredi qu'il se représentait à la tête de l'instance africaine. La décision est officielle. L'actuel président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad Ahmad va briguer un deuxième mandat à la tête de l'instance africaine, le 12 mars 2021, lors de l'Assemblée générale élective. Le Malgache, qui occupe cette fonction depuis mars 2017, l'a annoncé sur son compte Twitter ce mercredi : « La CAF a beaucoup changé depuis 4 ans. Je suis fier du travail accompli par mon équipe. Qu'elle soit remerciée, ainsi que les soutiens du football en Afrique et au-delà. Après réflexion et consultation, j'ai décidé de me représenter ».

Un mandat mouvementé Cette annonce intervient dans un contexte de défiance entre la CAF et Gianni Infantino, le président de la FIFA, dont la tutelle a été rejetée par Ahmad en février dernier. À l'été 2019, le président de la CAF avait demandé l'aide de la FIFA pour superviser son organisation, fragilisée par plusieurs polémiques et des problèmes de gouvernance. La secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, avait alors effectué un mandat de six mois pour accélérer le processus de réforme au sein de la Confédération. Ahmad Ahmad a également fait face à des accusations de corruption. En effet, en juin 2019 à Paris, il avait été interpellé et placé en garde à vue pour des soupçons de corruption par l'Office anti-corruption de la police judiciaire. Il était ressorti libre. En avril 2019, le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, avait été licencié. Un mois auparavant, ce dernier avait envoyé une lettre à la FIFA dans laquelle il détaillait des accusations de corruption et de harcèlement sexuel de plusieurs salariées de l'instance africaine à l'encontre du président. Fahmy avait alors déposé une plainte devant la justice interne de la FIFA contre la CAF et celle-ci a abouti à l'ouverture d'une enquête pour « mauvaise gestion ».