Foot - CM Clubs - Gignac envoie les Tigres en finale de la Coupe du monde des clubs

L'Equipe.fr
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Auteur de l'unique but de la demi-finale contre Palmeiras ce dimanche (1-0), sur penalty, André-Pierre Gignac a qualifié les Tigres de Monterrey pour la finale de la Coupe du monde des clubs. Un chapitre de plus dans la légende du Français au Mexique. À son départ au Mexique, à l'été 2015, pour rejoindre les Tigres de Monterrey, beaucoup d'observateurs n'avaient pas compris le choix exotique d'André-Pierre Gignac. Près de six ans après, l'ancien attaquant de l'OM et de Toulouse vient de qualifier son club pour la finale de la Coupe du monde des clubs. Jamais un club issu de la zone CONCACAF n'avait réussi pareille performance. Déja double buteur en quart, «APG» a marqué l'unique but de la demi-finale contre Palmeiras ce dimanche (1-0), sur penalty, après avoir harcelé les défenseurs brésiliens par son activité. Les Tigres de Monterrey ont parfaitement maîtrisé le vainqueur de la Copa Libertadores et tenteront de grimper sur le toit du monde jeudi. Ils affronteront le Bayern Munich ou Al-Ahly, qui se retrouveront lundi (19 heures) pour l'autre place en finale. 3 En marquant ce dimanche, André-Pierre Gignac est devenu co-meilleur buteur français de la Coupe du monde des clubs, à égalité avec Karim Benzema et Nicolas Anelka. Si Palmeiras a fait illusion durant les premières minutes en tenant le ballon, ce sont bien les Tigres qui ont pris les choses en main en première période. Le gardien de Palmeiras Weverton, qui était celui du Brésil lors du titre de champion olympique 2016, a sorti un arrêt capital d'entrée sur une tête de Carlos Gonzalez (4e). Privé de ballon dans un premier temps, Gignac est resté concentré, et a souvent décroché pour se mettre en confiance. Après une petite anicroche avec l'arbitre à la suite d'une charge illicite sur Rocha (21e), le Français s'est fait de plus en plus pressant. Il a eu une première balle de but en s'arrachant côté gauche sur un service de Quinones, mais Weverton a détourné sa frappe enroulée du droit façon Thierry Henry (34e). lire aussi Les sept merveilles d'André-Pierre Gignac Gignac a quasiment tout gagné avec les Tigres Le gardien de Palmeiras a encore frustré Gignac en déviant en corner son coup de tête croisé, sur un centre venu de la droite (37e). Seulement dangereux par le remuant Rony, Palmeiras a finalement craqué en début de seconde période. Dépassé par les vagues mexicaines, Luan a retenu le maillot de Carlos Gonzalez dans la surface. Gignac s'est présenté au point de penalty et a placé une frappe croisée vers le petit filet gauche, que Weverton n'a pas pu arrêter, même s'il était parti du bon côté (54e). Le point rageur, le Français, meilleur buteur de l'histoire des Tigres (147 réalisations), a maintenu ses efforts, haranguant ses coéquipiers. Son pressing de taureau aurait même pu permettre aux Tigres de faire le break peu après. Palmeiras a poussé dans les derniers instants, et Rodriguez est passé tout près du but contre son camp au duel avec Luiz Adriano (77e), et Vina n'a pas cadré sa frappe (90e+6). L'équipe de Ricardo Ferretti, en fusion sur son banc, n'a pas lâché son avantage. Alors qu'il a déjà tout conquis sur le plan national et continental avec ses Tigres, Gignac n'est plus qu'à un coup de griffe du sacre mondial. A 35 ans, de Martigues à Monterrey, c'est une histoire aussi sublime qu'inattendue qu'il continue d'écrire.