Foot - Coronavirus - Déception autour des Bleues après l'annonce du huis clos à Valenciennes

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Alors que plus de 13 000 personnes étaient attendues à Valenciennes pour France-Pays-Bas, l'annonce du huis clos a frustré le public du Nord, toutefois compréhensif. À cinquante mètres du terrain où les Bleues réalisent leur entraînement de veille de match, Celie (20 ans), Valentine et Agathe (19 ans) patientent, malgré le fort vent qui souffle sur le centre d'entraînement du VAFC. Elles avaient prévu de se rendre au stade du Hainaut, ce soir, pour encourager Corinne Diacre et ses joueuses face aux Pays-Bas, mais la décision de disputer ce dernier match du Tournoi de France à huis clos* pour éviter la propagation du COVID-19, a changé leurs plans. * Le Brésil-Canada à Calais (19 heures) se déroulera également à huis clos. « Au moins on a pu les voir à la sortie de l'hôtel », se console Celie. Elles n'ont pas pu faire la bise aux joueuses mais les trois supportrices ont quand même récupéré photos et autographes. « On est tristes, ce n'est pas souvent qu'elles viennent jouer dans le Nord », se désole Valentine. « Ça se comprend, c'est pour des raisons sanitaires », tente de relativiser Agathe. Amandine Henry « On en parle souvent à table (du virus) mais cela n'a pas eu d'incidence sur notre façon de vivre » Quelques minutes plus tôt, Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues, avait fait part de sa déception. « Nos joueuses vont être frustrées de jouer dans un stade vide, a reconnu Diacre. On se doit de respecter les décisions prises par le ministère, d'un point de vue sanitaire on n'a pas le choix. » Avec la paire Karchaoui-Majri, les Bleues penchent à gauche Si l'entraîneur des gardiennes et la défenseuse Aniek Nouwen sont rentrés aux Pays-Bas « par précaution », les Bleues, elles, n'ont pas eu de cas de coronavirus déclaré dans leurs rangs. « On en parle souvent à table mais cela n'a pas eu d'incidence sur notre façon de vivre, assure de son côté Amandine Henry. On prend un peu plus de précautions. » Avant le début du tournoi, Henry, la régionale de l'étape avait expliqué, en plaisantant, qu'il aurait fallu « une tribune » pour ses proches. Ces derniers, dont son père, Yves, ne pourront pas s'installer dans les travées du Hainaut. « C'est normal, on fait avec, souffle, désappointé, le papa de la capitaine. Samedi, j'aurais voulu me rendre à Paris (pour PSG-OL) mais a priori ce sera aussi à huis clos. Ils feraient mieux de reporter ces matches car cela prive les gens du spectacle. » Les Bleues recevront donc leur trophée dans un stade quasi vide, seules les personnes accréditées étant admises.

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