Foot - Coupe - Bordeaux - Gérard Lopez (Bordeaux) « ne comprend toujours pas » la décision de la FFF

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Le président des Girondins, Gérard Lopez, a réagi ce vendredi à la décision de la Fédération française (FFF) de suspendre un point de règlement qui va contraindre les clubs de Ligue 1, bien que durement touchés par le Covid-19, à s'aligner ce week-end en Coupe de France. Même si les Girondins, qui seront privés de 21 joueurs testés positifs au Covid-19, ont décidé de ne pas déclarer forfait pour le seizième de finale de la Coupe de France, dimanche (13h45) contre Brest, leur président Gérard Lopez ne décolère pas face aux conditions dans lesquelles son équipe va aborder le match. Avec son directeur technique Admar Lopes, il a tout tenté dans la semaine pour faire reporter la rencontre, mais la Fédération française (FFF), organisatrice de la compétition, s'est appuyée sur le règlement, modifié en décembre, pour permettre la tenue de la rencontre. Ce vendredi, le comité exécutif de la FFF a même modifié un point spécifique (*) pour s'assurer que les clubs de Ligue 1 les plus touchés par l'épidémie puissent aligner une équipe ce week-end. Ce que Bordeaux a du mal à accepter. « Ce qui est le plus regrettable dans cette affaire, c'est de constater qu'on a travesti l'esprit de la Coupe de France, estime Gérard Lopez. Dans ce cas précis, on manque de respect à la compétition, on manque de respect au diffuseur et on manque de respect au public. D'ailleurs, on ne comprend toujours pas pourquoi le match n'a pas été reporté. Là encore, on nous manque de respect, poursuit le président. Maintenant, il faut avancer. Et je peux vous dire qu'on va jouer le match de Brest à fond. J'ai confiance dans nos jeunes joueurs. Je sais qu'ils vont tout donner pour le club. » (*) La FFF a suspendu l'obligation faite aux clubs d'aligner au moins 7 joueurs ayant participé à l'une des deux dernières rencontres officielles. Des déclarations brestoises qui passent mal Dans un contexte déjà particulier et tendu, les propos tenus par les Brestois n'ont pas non plus contribué à apaiser les esprits dans les rangs girondins. Ceux du directeur général Pascal Robert, qui considère que « c'est le problème de Bordeaux », ainsi que ceux du médecin du club, Michel Kergastel, qui a mis en doute la pertinence de faire tester régulièrement les joueurs asymptomatiques, comme c'est le cas avec tout l'effectif à Bordeaux, ont été modérément appréciés au Haillan. Mais ce n'est rien comparé aux déclarations de Michel Der Zakarian, l'entraîneur brestois, ce vendredi en conférence de presse, qui ont ulcéré les dirigeants bordelais. « Le contexte ne nous perturbe pas, a affirmé le coach du club breton. Il y a des règlements. Nous, on essaie de faire le ménage à la maison. On dit aux joueurs d'être vigilants, d'avoir de la prudence dans ce qu'ils font, qui ils voient. » Les Girondins se sont sentis visés, alors qu'ils auraient préféré ressentir de la solidarité, face à un problème global qui touche tout le football français. lire aussi Pour le médecin des Girondins, le cluster bordelais est « un reflet de la société »

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