Foot - Coupe - Coupe de France : Verton, un club de niveau départemental toujours en lice au 7e tour

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Le Verton FC, représentant d'un village de 2 400 âmes, fera office de petit poucet pour le septième tour de la Coupe de France 2019-2020. Le club, qui affronte Le Portel (N3) ce dimanche, évolue au premier niveau départemental.C'est « un phénomène, un truc de dingues », selon les spécialistes sur place. Verton, tout petit club du Pas-de-Calais, voisin de Berck et pensionnaire de Départemental 1 (D1, l'équivalent du 9e échelon), s'est hissé jusqu'au 7e tour de la Coupe de France, celui qui voit les clubs de Ligue 2 faire leur entrée en lice ce week-end. Seul représentant de ce niveau présent à ce stade de la compétition, le Verton FC affrontera Le Portel (N3), ce dimanche (14 heures), à Étaples. Zoom sur cet intrus qui entend faire durer le plaisir.Le club : le Verton FC, une bande de copains représentants d'un villageImaginez un village de 2 400 âmes qui parvient à constituer 4 équipes seniors (1 féminine) et dont la première joue en Départemental 1. Ce village, c'est Verton, vainqueur de tous ses matches cette saison, en Championnat comme en Coupe de France.Coupe de France : calendrier et résultats du 7e tour de la Coupe de France 2019-2020Guillaume Roussel, manipulateur radio à l'hôpital de Rang-du-Fliers, estime que son équipe « ne se pose pas trop de questions. Le premier objectif dans cette compétition, c'était d'obtenir les maillots (au quatrième tour). Après, on n'a pas trop calculé. »Le VFC bénéficie pourtant d'un savant calcul mathématique. Au 7e tour, chaque Ligue dispose d'un contingent de places. Et cette saison, les Hauts-de-France comptent 21 représentants (hors Ligue 2). Aucune autre région n'est aussi bien lotie, ce qui peut expliquer en partie que la surprise provienne de ce coin de France.L'anecdote : la fête après la qualification à WattigniesLe 29 septembre, Verton se déplaçait sur la pelouse du FC Wattignies, avec la possibilité d'atteindre le cinquième tour pour la première fois de son histoire. « C'était chaud, glisse Alexandre Senée. En plus, j'avais fixé l'heure de rendez-vous à 9h30 et un joueur s'est pointé à 10h10, je ne sais même pas s'il avait dormi (sourire). Mais bon, c'est aussi ce qui fait notre force. »Dans la banlieue lilloise, sa formation a pu compter sur le soutien ses supporters. « Ils étaient près de 60 à faire le déplacement en car, raconte Guillaume Roussel. Sur la route du retour, après avoir gagné (4-0), on s'est arrêtés à une station essence pour se ravitailler et on a fini dans une auberge du village avec tous les supporters, dont certains sont des chasseurs... On a fêté cela tous ensemble, et lors des tours suivants aussi, en se disant que c'était peut-être la dernière fois. »

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