Foot - Coupe - Fatsah Amghar, l'entraîneur de Rumilly-Vallières (N2), « ne réalise pas encore »

L'Equipe.fr
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L'entraîneur de Rumilly-Vallières (N2), Fatsah Amghar, et ses joueurs ont dû mal à réaliser l'exploit qu'ils ont réalisé en battant Toulouse en quarts de finale de Coupe de France. Fatsah Amghar (entraîneur de Rumilly-Vallières (N2), qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France après la victoire 2-0 contre Toulouse) : « Je n'ai pas beaucoup de mots, je ne réalise pas encore. Aller en demi-finales de la Coupe de France, je ne l'aurais jamais imaginé et je n'y crois toujours pas. C'est une réelle fierté et il y a une émotion indescriptible. J'ai éprouvé de la joie mais pas d'explosion. Dans les prochains jours, c'est là que nous réaliserons. Un club amateur en demi-finales parmi tous ces grands clubs, c'est incroyable. Fatsah Amghar, l'entraîneur de Rummily-Vallières (N2), après la victoire face à Toulouse (2-0). « Il y a eu un match maîtrisé de notre part et une victoire méritée » Mes joueurs m'ont impressionné. Cette semaine, au cours de la préparation, j'avais senti du calme et du plaisir. Pas plus d'excitation que cela. J'espérais que ce soit la même chose durant le match. Il a en effet été à l'image de la semaine d'entraînements. Il y a eu un match maîtrisé de notre part et une victoire méritée. Cette qualification a plus de saveur car les Championnats amateurs sont suspendus. C'est encore trois semaines de gagnées. C'est un vrai bonheur pour le staff et les joueurs de pouvoir continuer à prendre du plaisir et de nous entraîner pour nous préparer pour un objectif. Nous sommes à 90 minutes du stade de France. Nous verrons le tirage. On espère aussi tirer un gros morceau, ce que nous souhaitions depuis deux tours. On s'en rapproche, forcément. » lire aussi L'ascension fulgurante de Rumilly Vallières, né en 2018 Glody Liongo (attaquant de Rumilly-Vallières) : « Il y a un sentiment vraiment énorme. Si on m'avait dit il y a deux ans que j'allais jouer une demi-finale de Coupe de France, je ne l'aurais pas cru. Je ne réalise pas ce qu'il se passe car il n'y a malheureusement pas de monde autour de moi. Dans trois ou quatre ans, nous pourrons regarder les archives. C'est un beau cadeau que le football m'apporte. La première des choses était de suivre les consignes de l'entraîneur tout en profitant de ce que nous savons faire. Cela a marché pour nous. La soirée n'est pas encore finie, cela va être long. Nous allons rentrer doucement à Rumilly et terminer chez le président. Il ne nous reste que la Coupe. Nous allons nous remettre au travail. Cela fait quelque temps que nous prenons moins de buts qu'auparavant. Nous savons être efficaces dans les deux surfaces. Moi, j'étais persuadé que nous allons passer. Maintenant, nous allons attendre impatiemment le tirage en espérant un gros, et pourquoi pas le PSG. » Mathieu Guillaud (milieu de Rumilly-Vallières et premier buteur du match) : « C'est incroyable. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans les têtes. On se dit que l'on va y arriver mais on ne sait pas si c'est vraiment possible. Et à l'arrivée, si. Sur le premier but, nous avions observé qu'ils avaient un peu des manques au deuxième poteau. Nous avons joué dans cette zone, j'étais au bon endroit au bon moment. Nous avons fêté la qualification autant que les autres fois. Nous ne pouvons pas faire beaucoup plus. Nous sommes en demi-finales, il ne reste que quatre clubs en France. Si on nous avait dit cela, il y a six ou sept mois en arrière, on aurait dit ''ce qu'on nous raconte, ce n'est pas possible''. C'est fou d'être en demi-finales quand on voit les équipes qui restent. On ne réalise pas complètement. J'ai joué beaucoup de matches depuis que je suis tout petit mais la Coupe de France c'est indescriptible même s'il n'y a pas de public. Il se passe toujours des trucs complètement fous. L'exploit est encore plus grand vu le stade de l'épreuve où nous nous trouvons. Après il n'y a pas la même communion avec les gens et les supporters. Il n'y a pas ce partage même si on pense à eux. Sur la joie que l'on éprouve, cela pourrait être mieux. Nous verrons le tirage. Quoi qu'il arrive nous serons contents. »