Foot - Coupe - Nantes coule contre Lens en Coupe de France, Bordeaux et Strasbourg éliminés

L'Equipe.fr
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Nantes, sans Raymond Domenech, est sorti de la Coupe de France après sa défaite contre Lens (2-4). Bordeaux et Strasbourg sont aussi éliminés, respectivement par Toulouse (Ligue 2) et Montpellier. Nantes s'est écroulé À l'isolement à son hôtel après un double test Covid douteux mardi, Raymond Domenech n'était déjà plus tout à fait l'entraîneur de Nantes au coup d'envoi de ce 32e de finale face à Lens. Et son licenciement était presque officiel lorsque Nantes a quitté la Coupe de France d'entrée, au bout d'une partie qui a parfaitement résumé la saison du FCN et le triste passage de l'ancien sélectionneur des Bleus sur les bords de l'Erdre. Huit matches, zéro victoire, quatre nuls et quatre défaites, voilà la bilan de Raymond Domenech, si l'on inclut donc la rencontre de ce mercredi, durant laquelle son équipe a commencé par marquer un très joli but, signé Kader Bamba (24e), avant de s'écrouler ensuite. Avant la pause, Lens avait déjà éteint le suspense avec trois buts signés Jean (27e, 39e) et Doucouré (36e) plus une frappe enroulée par Mauricio sur la transversale (45e). Patrick Collot, qui officiait sur le banc en l'absence de Raymond Domenech, a opéré un double changement dès la pause qui a permis à Quentin Merlin (18 ans) d'effectuer sa première apparition chez les pros, et au moins Nantes n'a pas perdu la deuxième période, puisque Bamba a réussi à la 63e un deuxième but personnel qui répondait à celui de Kalimuendo (58e). Lens, même sans Kakuta (entré à la 74e), s'est baladé à Nantes, où tout le monde se promène ces temps-ci. lire aussi Le film de Nantes - Lens Bordeaux dans le dur La Coupe de France ne leur a pas permis de se refaire la cerise. Empêtrés dans une série de trois défaites d'affilée en Championnat, les Girondins ont été logiquement battus par Toulouse (0-2), ce mercredi, au terme d'une prestation où ils ne sont même pas donnés la peine de faire illusion. Certes, ils disposent de circonstances atténuantes : leur entraîneur Jean-Louis Gasset a profité de cette rencontre pour chambouler son onze et aligner un 3-5-2 expérimental. Mais son homologue toulousain Patrice Garande, aussi, a fait tourner, et les Bordelais échapperont difficilement à ce constat : entre les jeunes (Bessilé, Bakwa, Traoré, Mara) et les joueurs en manque de temps de jeu (Poundjé, Briand), ils ne disposent pas d'un banc suffisamment compétitif. Même contre le deuxième de L2. Le meilleur Bordelais de la rencontre a été Gaëtan Poussin, ce qui en dit long sur les difficultés rencontrées par Seri et ses équipiers. L'habituelle doublure de Benoît Costil a fait ce qu'il a pu pour retarder l'échéance (4e, 6e, 18e, 20e, 22e) mais il a fini par céder devant Blayo suite à une perte de balle de Briand (39e). Un avantage amplement mérité pour le TFC. A l'heure de jeu, Gasset a bien tenté de peser sur le scénario en faisant rentrer simultanément Adli et Ben Arfa (55e) mais les effets de son coaching ont finalement été nuls : auteur d'un exploit individuel, Antiste a doublé la mise dans la foulée après s'est facilement joué de Jovanovic et Mexer (56e). Le numéro 10 toulousain aurait même pu inscrire un troisième but dix minutes plus tard (66e). Malgré les entrées de Oudin et Hwang (65e), puis celle de Zerkane (75e), Bordeaux s'est montré incapable de refaire son retard. Montpellier glace Strasbourg À quelques jours d'un derby capital contre Metz, Strasbourg a pris un nouveau coup de froid. En difficulté en L1 (deux points en quatre matches), le RCS a été éliminé de la Coupe de France dès les 32es de finale par Montpellier (0-2). Le froid polaire qui régnait à la Meinau (-5°C au coup d'envoi, combiné à un fort vent glacial) n'a pas réussi aux Alsaciens. Organisés en 4-2-3-1 avec Liénard en meneur de jeu, ils ont manqué d'idées et de maîtrise technique. Ils ont obtenu seulement deux grosses occasions mais Ajorque n'a pas pu reprendre le centre de Guilbert (66e) et le centre de Bellegarde a été dévié par Sambia sur le poteau héraultais (87e). Le MHSC a donc eu un peu de réussite pour obtenir sa première clean sheet depuis le 29 novembre (1-0 à Lorient). Les hommes de Michel Der Zakarian ont donc confirmé leur regain de forme, entrevu à Metz (1-1) puis contre Dijon (4-2). Dominateurs, ils ont échoué à plusieurs reprises sur Kamara (7e, 39e, 44e). Le gardien strasbourgeois, qui pourrait passer n°3 dans la hiérarchie avec le retour de Sels, s'est finalement incliné sur un piqué de Delort (45e) et une reprise à bout portant de Skuletic, à la réception d'un coup franc de Savanier (88e). Titularisé chez les pros pour la première fois, le jeune Wahi (18 ans) a réalisé un bon début de match avant de s'éteindre, malgré les conseils permanents de Michel Der Zakarian sur la touche. L'aura-t-il convaincu avant le choc de ce week-end à Lyon ? lire aussi Le film de Strasbourg - Montpellier