Foot - Coupe - Reims Sainte-Anne (R1) a « une chance réelle de passer » selon son entraîneur Jérôme Dutitre

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Finaliste de la Coupe de France 2000 avec Calais (CFA, actuel N2), Jérôme Dutitre, l'entraîneur de Reims Sainte-Anne (R1, 6e niveau) qui défie le Stade de Reims dimanche (16 heures), exhorte son groupe à vivre ce 32e de finale « en compétiteur et pas en spectateur ».

Leader de son groupe de Régional 1 (6e niveau, 11 victoires en 11 matches), le club amateur de Reims Sainte-Anne n'a rien changé à ses habitudes (trois entraînements dans la semaine) avant de défier le Stade de Reims, son voisin de L1, en 32es de finale de Coupe de France, ce dimanche à 16 heures, à Auguste-Delaune. C'est la seconde fois de son histoire que ce club de quartier de l'agglomération rémoise, où le Champion du monde 1998 Robert Pires usa ses premiers crampons, atteint les 32es de l'épreuve (0-1 contre Montpellier en janvier 2020). Finaliste de la Coupe de France en 2000 avec Calais (CFA, 4e niveau) où il avait ouvert le score face à Nantes (1-2), Jérôme Dutitre (46 ans), l'entraîneur de Reims Sainte-Anne, croit en la surprise.

« Certains de vos joueurs, comme votre gardien et capitaine Grégory Barrilliot, ont participé au 32e de finale contre Montpellier (0-1) il y a deux ans. Vous êtes-vous servi de cette expérience pour aborder le derby contre Reims ?
Pas vraiment car c'est le passé et le résultat a été négatif. Je m'attelle à avoir un discours axé sur le positif, sur nos forces. L'objectif, c'est de montrer aux garçons que la possibilité de victoire contre le Stade de Reims est bien réelle, même si ce sera difficile. Par rapport à 2020, l'équipe est différente, ce n'est pas le même entraîneur. Et cette fois, en plus, c'est un derby. C'est magnifique. Plusieurs joueurs sont passés par le centre de formation du Stade de Reims mais j'insiste auprès d'eux pour qu'ils n'abordent pas ce match avec un esprit revanchard, en se montrant trop agressifs ou en se laissant déborder par les émotions.

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Avez-Vous senti de la nervosité à l'entraînement cette semaine ?
Non, mais je sens de l'impatience. Depuis le tirage (le 29 novembre), les garçons ont hâte d'arriver à ce match. On a joué dimanche dernier (7-1 contre La Chapelle) mais cette dernière semaine a été longue.

Nourissez-vous vos causeries de votre épopée calaisienne en 2000 ?
J'y fais référence par de petites allusions : ''Je sais de quoi je parle'', ''je l'ai vécu''... Ces petits mots s'impriment dans la tête des garçons. Sans prétention aucune, je suis légitime parce que j'ai atteint la finale de Coupe de France avec un club amateur. Il est important de leur transmettre que la Coupe, c'est merveilleux à vivre. Mais quand on est amateur, un 32e de finale, on doit le vivre comme un compétiteur, pas comme un spectateur en se disant : ''c'est la fête, c'est génial...''. Derrière, il y a une place pour le tour suivant et on a une chance réelle de passer. Chaque saison, il y a des surprises. Pourquoi, cette année, ce ne serait pas Reims Sainte-Anne ? La fin de la compétition, c'est la finale, pas le 32e. C'est ce que je leur répète depuis le début de l'épreuve, quand on a battu Raon-l'Étape (N3, 2-1, 6e tour) ou Bobigny (N2, 1-1, 4 t.a.b. à 3, 7e tour). Sur un match, on peut rivaliser avec n'importe qui, même avec des pros.

Est-ce que dans vos causeries, vous vous inspirez de votre ancien entraîneur à Calais, Ladislas Lozano ?
On est différents. Mais, comme lui, j'essaie de transmettre aux joueurs une certaine force pour qu'en sortant du vestiaire, ils se sentent invincibles et sûrs de leur capacité à pouvoir gagner contre une L1 et à faire de belles choses. Ladislas Lozano avait cette capacité à nous transcender. Quand je sortais pour m'échauffer, je sentais que je pouvais abattre des montagnes. J'ai pris l'habitude d'axer mes causeries au quotidien sur les forces et les qualités de mon équipe. Je parle très peu de l'adversaire pour ne pas donner à mes joueurs un sentiment de crainte ou d'infériorité.

Une qualification pour les 16es de finale serait historique pour le club et aussi pour vous. En tant qu'entraîneur, vous avez déjà atteint les 32es avec Saint-Omer (DH, équivalent à la R1 actuelle) en 2015-2016 (défaite contre Boulogne [N], 2-2 a.p. 3 t.a.b. à 4)...
Cette année-là, on avait réussi à battre Le Havre (L2, 2-0, 7e tour) un peu plus tôt dans l'épreuve, en faisant un super match. Je suis persuadé qu'on peut le faire avec Reims Sainte-Anne contre le Stade de Reims. »

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