Foot - D1 (F) - PSG - Didier Ollé-Nicolle au PSG pour « gagner des titres »

·5 min de lecture

Choisi par le PSG, champion de France en titre, pour prendre la suite d'Olivier Echouafni à la tête de l'équipe féminine, Didier Ollé-Nicolle (60 ans) a livré un discours ambitieux vendredi, à deux jours de la reprise du Championnat contre Fleury, dimanche (12h55). Mais il est conscient qu'il lui faudra du temps après un été agité, marqué par le départ de plusieurs cadres. « Vous êtes novice dans le foot féminin. Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous lancer ?
Ulrich (Ramé, le nouveau manager de la section féminine). Je n'avais pas du tout ça en tête. Je m'étais même engagé avec un club de première division à l'étranger. Ulrich m'a appelé, Leonardo aussi, et il y a tout de suite eu une bonne relation. J'ai réfléchi, j'ai regardé les matches des filles de la saison dernière. Ce qui m'a vraiment donné envie, c'est le fait que ce soit le PSG. Et d'avoir un groupe jeune et dynamique à faire évoluer. « Ma seule fierté sera de gagner soit le Championnat, soit la Ligue des champions dès cette saison » Le mercato a été mouvementé, et plusieurs cadres (Endler, Paredes, Morroni, Bruun, Formiga...) ont quitté le club. Comment créer une symbiose avec les huit nouvelles joueuses qui sont arrivées ?
Il faut du temps. Dans le foot, il n'y a pas de magie. Il faut du travail, de la répétition. Le petit bémol, c'est qu'il y a des filles qui sont arrivées très récemment, on va en tenir compte pour leur préparation et par rapport à l'amalgame. Mais les nouvelles se sont vite intégrées dans le groupe, elles ont été très bien accueillies. On sort d'un stage aux États-Unis où on a réussi deux matches très intéressants (contre le Bayern 2-2, et Chicago 1-0). Une bonne partie de l'amalgame est fait. Quels objectifs vous a-t-on fixés ?
J'ai signé ici pour gagner quelque chose. Je suis très fier d'avoir été choisi, mais ma seule fierté sera de gagner soit le Championnat, soit la Ligue des champions dès cette saison. L'objectif qu'on s'est fixé, c'est de gagner des titres. Il ne faut pas que le titre de la saison dernière soit un accident. On sait que la bataille sera rude sur le plan national comme européen, mais je suis très optimiste. On a des joueuses de qualité, très intelligentes et très réceptives. lire aussi Nouvel entraîneur, départs de cadres... le PSG féminin, champion de France 2021, chamboulé en un été Ressentez-vous de la pression ?
J'ai une certaine expérience du haut niveau, français et étranger. J'ai eu la chance d'aller en finale de la Coupe de France, de la Coupe de Suisse, de faire des matches internationaux devant 100 000 spectateurs en Afrique. Là, je n'ai aucune pression. Ou que de la pression positive. Si on pouvait avoir la chance de jouer les demi-finales de la Coupe d'Europe ici, au Parc des Princes, peut-être que j'aurais la pression. Mais je considère que l'entraîneur doit être le complice, le grand frère, et en cela insuffler de la sérénité. Je suis là pour les accompagner. Les actrices, ce sont elles. Quelle est votre philosophie ?
Je ne vais pas vous dévoiler ma philosophie ici, vous la verrez sur le terrain. Quand Ulrich m'a appelé, je lui ai dit : "OK, je réfléchis, mais vous prenez un gros risque, il va falloir que je découvre, que je m'adapte, que j'apprenne". Mais ce qui m'a intéressé, c'est qu'il m'a dit qu'il me voulait par rapport à mon style, à la façon dont mes équipes jouaient. Et il n'y aura pas de grosse différence. Le foot, c'est le foot. Je ne vais pas me changer parce que j'entraîne des femmes plutôt que des hommes. L'idée, c'est d'avoir une équipe qui prenne la main sur le jeu. « Je ne vais pas me changer parce que j'entraîne des femmes plutôt que des hommes » Comment allez-vous fonctionner avec votre staff ?
L'idée, comme avec les filles, c'est d'apprendre à se connaître, se découvrir. Le staff a été élargi. Tout ce qui concerne le management, l'approche tactique du match, c'est sous ma responsabilité. Tout ce qui concerne la partie défensive, c'est sous la responsabilité de Bernard (Mendy), qui a aussi la charge de travailler sur ce qui touche aux adversaires. Il connaît le football féminin et nos adversaires un peu mieux que moi. J'ai remarqué qu'il jouait un peu un rôle de grand frère dans le vestiaire, il n'y a pas de raison que ça change. La partie offensive, la progression individuelle des attaquantes, ce sera Michel Audrain, qui est lui-même un ancien attaquant.

Le choix de nommer Grace Geyoro capitaine après le départ d'Irene Paredes a-t-il été une évidence ?
Oui et non. Quand je suis arrivé, l'idée, c'était de découvrir le groupe. J'avais en tête de privilégier une joueuse qui était là l'année dernière et qui avait gagné ce titre. Au fil des jours et des semaines, mon choix s'est naturellement porté sur Grace. Elle est au coeur du jeu, elle est internationale, et elle est à l'image de l'équipe : encore jeune, avec une grosse marge de progression. L'idée, c'était aussi de la faire grandir avec ce brassard. Avec l'arrivée de la Canadienne Stéphanie Labbé, vous disposez de cinq gardiennes. Avez-vous établi une hiérarchie ?
Pour l'instant, il n'y a pas de hiérarchie dans la mesure où on a travaillé essentiellement avec Constance (Picaud) et Alice (Pinguet). Barbora (Votikova) et Stéphanie sont arrivées avant-hier (mercredi) et hier (jeudi). Je les découvre. Une hiérarchie sera établie à partir du moment où les filles seront intégrées et préparées. » lire aussi Transferts : la gardienne canadienne Stéphanie Labbé rejoint le PSG

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles