Foot - D1(F) - PSG - Olivier Échouafni (PSG femmes) : « Tout a été tellement brusque »

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L'arrêt définitif de la D1, son avenir, les rumeurs autour des départs de certaines de ses joueuses, l'entraîneur du PSG a pris le temps d'évoquer l'actualité de l'équipe parisienne, qui pourrait être chamboulée dans les semaines à venir. « Comment avez-vous accueilli la décision de mettre un terme à la saison ?
Il y a une énorme frustration car il y a tout un travail fait en amont et au bout du compte on nous enlève peut-être certaines récompenses. En même temps, je trouve que c'est complètement logique. C'est presque impensable de reprendre au vu du nombre de décès qu'il y a tous les jours en France mais aussi dans les autres pays. Votre équipe est encore engagée en Coupe de France (demi-finales, à Bordeaux), que Noël Le Graët veut terminer, et en Ligue des champions (quarts de finale, contre Arsenal). Vous demandez-vous dans quelles conditions vous allez jouer ces compétitions ?
On veut juste avoir une date plus précise sur une reprise de compétition. Le président (de la FFF) Le Graët a la ferme intention de nous faire terminer la Coupe de France. Ce sera peut-être le cas au mois d'août. Cela ne me pose aucun problème. Ça pourra aussi peut-être servir de préparation. Concernant la Ligue des champions, nous sommes tributaires des instances, de l'UEFA pour nous dire à quelle date on va pouvoir jouer. On aura une préparation plutôt corsée. Après, avec quel effectif, ça, je suis incapable d'en parler. On n'a pas assez d'éléments pour savoir si on peut faire des avenants aux contrats. Chamboule-tout en vue au PSG Vous êtes aussi en fin de contrat avec le PSG. Avez-vous envie de continuer ?
Tout a été tellement brusque... On s'était dit qu'on irait au bout de la saison et qu'on verrait après si j'avais envie de continuer le projet ou si le club voulait s'inscrire dans la durée avec moi. Avec tout ce qui se passe aujourd'hui, tout est flou. Il y a de bonnes bases (au PSG), de bonnes fondations. Il n'y a pas de raison que cela ne continue pas. La frustration est tellement immense de ne pas terminer la saison après tout le travail effectué depuis deux ans. On avançait bien. On se dit que si on doit s'arrêter sur ça, la frustration sera deux fois plus grande. Vous êtes-vous donné une date pour décider de votre avenir ?
Il faut se montrer patients, on va avancer. La première chose était de savoir ce qu'on faisait avec cette fin de saison. Il faut attendre les deux autres compétitions. Ensuite, on essayera de faire rentrer nos joueuses et de reprendre l'entraînement si c'est possible. Bruno Cheyrou (directeur sportif de la section féminine) est annoncé sur le départ. Avez-vous lié votre destin au sien ?
Tout entre dans ma réflexion. Le départ de Bruno aussi, s'il est amené à partir... Cheyrou fait partie des favoris pour remplacer Maurice à l'OL Comment expliquez-vous toutes les rumeurs de départs autour de l'effectif parisien ? On parle notamment de Périsset, de Diani...
Ça fait partie du jeu. C'est aussi le cas à Lyon, à Bordeaux. Si nos joueuses sont aussi demandées, c'est qu'elles sont bonnes. Ensuite, est-ce qu'on est capables de les garder ? Il y a tellement de paramètres. Les joueuses veulent du temps de jeu. On leur explique qu'on est dans un grand club et que comme dans tous les grands clubs, on n'est pas tout le temps titulaire. Il faut savoir l'accepter. Certaines l'acceptent, d'autres un peu moins. Il est quand même surprenant d'apprendre qu'Ève Périsset, votre vice-capitaine, est sur le départ...
J'ai été étonné d'entendre qu'elle n'était pas forcément titulaire au Paris-Saint-Germain. Elle est rentrée marquée psychologiquement de la Coupe du monde à cause du résultat et du fait qu'elle n'ait pas beaucoup joué. Derrière, elle est arrivée blessée en préparation. Mais ensuite, elle a plutôt joué régulièrement. J'aime cette joueuse, j'aime ce qu'elle fait. Mais elle n'est pas partie encore. Elle arrive en fin de contrat, c'est normal de voir s'il y a d'autres possibilités, d'autres propositions. En janvier, l'Atlético de Madrid voulait la récupérer. Si sur l'aspect contractuel et financier, elle n'est pas d'accord avec ce que lui propose le Paris-Saint-Germain, c'est normal qu'elle aille voir ailleurs. Deux de vos jeunes, Vicki Becho et Alice Sombath (16 ans), vont quitter le PSG pour l'OL. Cela vous peine-t-il ?
Je préfère ne pas en parler. C'est une énorme déception de voir partir ces deux jeunes joueuses. Il faut être vigilant à ne pas aller trop vite. Alice s'est entraînée souvent avec nous. Vicki a eu un parcours atypique, elle a tout le temps été surclassée. Mais, il ne faut pas la griller. Il faut faire attention à ce qui se fait autour, les réseaux sociaux, l'environnement ou encore les agents qui ne sont pas forcément toujours de bons conseils. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur choix pour elles. L'avenir le dira. »

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