Foot - Disparition - Jean-Luc Ettori : « Celui qui a montré la voie »

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Titulaire dans le but de l'équipe de France lors de la Coupe du monde 1982, Jean-Luc Ettori (64 ans, 9 sélections) a débuté chez les Bleus sous les ordres de Michel Hidalgo. Jean-Luc Ettori (ancien gardien de l'équipe de France) : « Je ressens une grande tristesse, un grand monsieur du football s'en va. C'est celui qui a montré la voie, qui a redonné confiance à l'équipe de France. C'est aussi celui qui m'a donné ma chance, qui m'a permis de disputer la compétition suprême : la Coupe du monde (en 1982). Ce qui nous lie aussi, c'est qu'on a porté, tous les deux, les couleurs de l'AS Monaco. Tous nos articles sur le décès de Michel Hidalgo C'était quelqu'un de très paternaliste, qui connaissait le football, qui savait déléguer auprès de ses joueurs, il savait en tirer le maximum. J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour ce monsieur. Il m'a offert ma première sélection contre la Grèce en 1980 contre la Grèce, au Parc des Princes (5-1), eu deuxième mi-temps. Et il m'a permis de faire la Coupe du monde. « Tu te sentais bien quand tu parlais avec lui » J'ai revu une partie du match (France-RFA, 3-3, 4-5 aux tab, en demi-finale de Coupe du monde), l'autre jour, mais après j'arrête tout le temps, parce que je me dis qu'on s'est fait enfler par l'arbitre. Je n'étais pas le favori de la presse, mais il avait des yeux et il a vu ce qu'il s'est passé pendant le mois et demi de compétition et avait décidé de me faire jouer. On souhaite à tous ceux qui commencent une carrière d'avoir la chance de jouer cette compétition. C'est ce monsieur qui m'a permis de découvrir ça. Chapeau bas pour tout ce qu'il a fait pour le foot. Il a surtout décomplexé l'équipe de France. Au début, le leitmotiv, c'était ''jouez, jouez, jouez'' ; après, il a fait en sorte que l'équipe de France continue à jouer mais gagne en même temps. (Avant le Mondial 82) Il m'a dit : ''C'est toi qui vas débuter, tout le monde a confiance en toi, pas de raison de stresser''. Ce sont les mots qu'on peut dire dans ces moments-là, même s'il savait très bien qu'il y aurait du stress, quel que soit l'âge. C'était quelqu'un de très paternaliste : tu te sentais bien quand tu parlais avec lui, il y avait toujours le rapport entraîneur-entraîné, mais tu te sentais bien. »

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