Foot - Disparition - Manuel Amoros, à propos de Michel Hidalgo : « Un très grand Monsieur »

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L'ex-défenseur Manuel Amoros, sacré champion d'Europe en 1984 avec Michel Hidalgo comme sélectionneur, rend hommage avec émotion à ce dernier, disparu ce jeudi. Manuel Amoros (82 sélections, 1 but, de 1982 à 1992), après la mort de Michel Hidalgo : « C'est quelqu'un qui a énormément compté pour moi. Il m'a donné ma chance à 20 ans (première sélection le 23 février 1982, contre l'Italie, 2-0, comme Daniel Bravo) et m'a permis de disputer la Coupe du monde en 1982. On perd un très grand Monsieur, qui a fait avancer le football français. C'était un homme de dialogue, qui aimait beaucoup discuter avec ses joueurs avant d'agir, en particulier sur le terrain d'entraînement. Il cherchait avant tout à comprendre comment fonctionnait l'homme, puis il analysait le joueur et c'est la clé de son succès. Mort de Michel Hidalgo, incarnation du beau football Il était hyper-ouvert, il adorait s'exprimer devant nous, mais aussi devant les micros, en conférence de presse, car il voulait toujours faire partager ses idées et sa passion. Il avait un grand charisme, il était très cultivé, très intelligent et nous a apporté énormément. Il savait surtout donner confiance aux joueurs et les faire rebondir. Je me souviens très bien que dès le lendemain de la demi-finale perdue contre la RFA au Mondial 1982 (3-3, 4-5 aux t.a.b.), il avait su prononcer les mots justes et précis pour nous permettre de nous relancer vers l'objectif consistant à gagner l'Euro 84, ce qu'on a fait. Manuel Amoros « Il nous disait toujours : Prenez du plaisir ! » Mort de Michel Hidalgo : les images marquantes de sa carrière Il avait alors créé un état d'esprit fabuleux, comme l'avait montré le geste de Patrick Battiston à mon égard en finale, contre l'Espagne (2-0) (le défenseur de Bordeaux avait alors simulé une blessure pour permettre à Amoros d'entrer en jeu à la 73e minute) que Michel Hidalgo n'avait pas compris sur le coup. Mais après, il l'avait félicité, en lui disant que c'était beau et important de se comporter ainsi. On était tous hyper-soudés. Sur le plan du jeu, il laissait toujours libre cours à ses joueurs, et il voulait toujours qu'on aille de l'avant. Quelles que soient la compétition et la pression du match, parfois très grande, il nous disait toujours : "Prenez du plaisir !" C'était très agréable et nous apportait énormément de confiance. » Michel Platini : « Michel Hidalgo était un créateur d'émotions »

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