Foot - Droits TV - Didier Quillot : « À l'évidence, il aurait fallu demander un acompte »

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Auditionné par l'Assemblée nationale, l'ancien Directeur général exécutif de la LFP est revenu sur l'attribution des droits de diffusion à Mediapro. Directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel au moment de l'attribution des droits de diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 à Mediapro en 2018, Didier Quillot était auditionné par l'Assemblée nationale ce jeudi matin, dans le cadre de la mission d'informations sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives. Il a évidemment été sujet de l'absence de demande de garanties au groupe sino-espagnol. voir aussi Comment la Ligue a évité une jurisprudence Mediapro ? « Est-ce qu'il y a eu, de la part des membres du comité de pilotage, une réelle volonté de sécuriser ? La réponse est évidemment oui, s'est défendu Didier Quillot. À ce moment-là, nous nous appuyons sur les travaux de ceux qui sont là depuis plus longtemps. Nous mettons dans le règlement de l'appel d'offres une garantie de la société mère. C'est la reprise de ce qui avait été fait précédemment, pas plus mais pas moins non plus. » Didier Quillot, au sujet de l'attribution des droits TV à Mediapro « Aurait-il fallu demander plus ? Certainement » lire aussi Mediapro a honoré le dernier des trois versements à la LFP Avec le recul, l'ex-dirigeant de la LFP a exprimé son avis sur ce qui aurait pu être fait pour éviter le fiasco rencontré la saison dernière : « Aurait-il fallu demander plus ? Certainement et ma recommandation serait de faire une demande d'acompte. Il y a très peu de Ligues qui demandent des acomptes. Mais à l'évidence il faudrait le faire. » lire aussi Mediapro réclame 3,6 millions d'euros à Orange Didier Quillot « Le problème de l'échec n'est pas le produit, mais les accords de distribution avec les opérateurs » Mais pour lui, l'échec tient d'abord du manque d'exposition causé par le modèle économique mis en place par Mediapro. « Concernant la solvabilité, je le répète, à cette époque Mediapro c'est deux milliards de chiffre d'affaires et 220 millions de résultats. C'est très comparable à TF1 ou Canal +. Il y a deux actionnaires dont la capitalisation boursière est de dix milliards d'euros, a-t-il rappelé. Le problème de l'échec n'est pas le produit, mais les accords de distribution avec les opérateurs. Dès l'instant où vous n'avez pas ces accords, en particulier avec Canal, c'est très difficile d'atteindre trois millions d'abonnés dès la première année. » lire aussi Droits TV : la stratégie ratée de Mediapro

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