Foot - Eco - Etude : l'argent fait (presque toujours) le bonheur

L'Equipe.fr
Les romantiques du foot se feront une raison : il existe une forte corrélation entre l'argent dépensé par les clubs et leurs performances. Le CIES-Observatoire du football en apporte une nouvelle preuve en comparant les budgets joueurs et les résultats dans le «Big 5» cette saison. Mais il y a des exceptions !

Les romantiques du foot se feront une raison : il existe une forte corrélation entre l'argent dépensé par les clubs et leurs performances. Le CIES-Observatoire du football en apporte une nouvelle preuve en comparant les budgets joueurs et les résultats dans le «Big 5» cette saison. Mais il y a des exceptions ! Quel est le point commun entre West Bromwich en Premier League, Eibar et Alavés en Liga, l'Atalanta Bergame en Serie A, Fribourg en Bundesliga, Nantes et Nice en L1 ? Réponse : ces clubs des cinq grands Championnats européens démentent largement l'intuition économique selon laquelle la victoire va au plus riche et le manque d'argent handicape. Pour tous ces clubs, la performance sportive est en effet bien meilleure cette saison que ne pouvaient le laisser supposer les sommes dépensées pour acheter les joueurs utilisés.A deux places d'Arsenal avec quatre fois moins d'argentPlacés en regard de leurs dépenses, les résultats de West Brom' et de l'Atalanta en font les clubs les plus «sur-performants» du «Big 5» selon le calcul publié mardi par le CIES-Observatoire du football. Les Baggies n'ont dépensé que la 18e somme sur 20 pour recruter leurs joueurs utilisés en Premier League depuis le début de la saison, ce qui n'empêche pas le club entraîné par le Gallois Tony Pulis d'occuper la 8e place au classement après la 35e journée disputée ce week-end, à seulement deux rangs d'Arsenal (6e) qui a pourtant dépensé quatre fois plus que lui pour recruter ses joueurs (394 M€ contre 89). Dix places séparent également le classement économique et le classement sportif de l'Atalanta Bergame, étonnant 5e de la Serie A malgré le 15e investissement en joueurs (34 M€). La surprise italienne de la saison précède de deux places l'Inter Milan (7e), l'une des équipes les plus «sous-performantes» de l'autre côté des Alpes : avec 301 M€ d'achats de joueurs, la place théorique des Nerrazurri devrait être la deuxième, derrière la Juve, leader avec la plus grosse dépense en joueurs (411 M€). Avec la Vieille Dame, la «logique» est respectée. Les super-riches MU et PSG ne tiennent pas leur rang Comme la Juve, le Bayern Munich présente des résultats (premier) en ligne avec ses ambitions (première dépense en joueurs). Ce qui n'est pas le cas de Manchester United, plus gros budget joueurs de Premier League mais seulement 5e au classement. Ni du PSG, premier budget joueurs de L1 (610 M€) et sans doute condamné depuis sa défaite dimanche à Nice (3-1) à rester le dauphin de Monaco, deuxième club au classement économique (234 M€). C'est en Ligue 1 que les écarts entre l'économique et le sportif sont les moins importants. Nantes et Nice «sur-performent» le plus. Cinq points d'écart entre la place des Canaris (8e) et celle de leur budget joueurs (13e, 15 M€). Idem à Nice, 3e au classement et 8e budget joueurs (45 M€). A l'autre bout du spectre, Lille (-6) et Lorient (-7) ont jusqu'ici consitué les plus grosses déceptions. Les plus gros écarts négatifs se retrouvent toutefois en Allemagne avec des équipes en panne comme Wolfsburg (-9), Leverkusen et Hambourg (-8 chacune).Ecarts entre classement économique en sportif en Ligue 1 (tableau CIES)

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