Foot - Ecologie - La préservation de l'environnement, loin d'être une priorité des clubs de Ligue 1

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La LFP a publié son rapport consacré aux actions de responsabilité sociale et environnementale (RSE) menées par les clubs professionnels et il s'avère que la préservation de l'environnement n'est clairement pas une priorité. 100 % des clubs professionnels, Ligue 1 et Ligue 2, sont engagés dans des actions de responsabilité sociétale ou environnementale pour la seconde saison consécutive, peut-on lire en introduction du recensement des actions de RSE recensées par la LFP. D'autres chiffres, marquants dans la brochure « Jouons la collectif ! » : 2 100 actions au total et 1 630 organisations soutenues (associations, clubs amateurs, causes ou autres types d'organisations). Les thématiques les plus importantes pour les clubs professionnels ? Le soutien à des associations caritatives, des actions spécifiques liées au Covid-19, l'intégration et le lien social, l'éducation et la citoyenneté, ainsi que le soutien au football amateur. C'est d'ailleurs le principal enseignement : le monde du football professionnel est à la pointe en ce qui concerne les actions sociales, mais la préservation de l'environnement n'est clairement pas une priorité. lire aussi Comment le dérèglement climatique menace le football Des initiatives pour le tri et le gaspillage alimentaire Ainsi, on apprend que « 100 % des clubs ont déjà mis en place le tri des déchets dans leurs propres infrastructures », centres d'entraînement et stades, et, dans la même phrase, que « 19 % ont prévu de le faire sur la saison 2021-2022 ». Ce qui interpelle. Quel est le bon taux ? 100 % ou 81 % ? En revanche, la LFP est précise : « Un quart d'entre eux traite également les biodéchets. » C'est notamment le cas de l'AS Saint-Etienne ou du LOSC, dont les déchets alimentaires sont transformés en compost ou servent à nourrir les poules de Luchin. Pour les clubs qui n'ont pas de poulailler, 63 % ont mis en place dans leurs infrastructures des initiatives pour réduire le gaspillage alimentaire. C'est, en général, des dons à des associations qui viennent recueillir les restes et les redistribuer aux personnes dans le besoin. Cette saison a toutefois été particulière, dans la mesure où tous les matches se sont joués à huis clos et qu'il n'y avait donc pas de restes aux buvettes. Puisqu'on parle nourriture, 84 % des clubs ont intégré des produits locaux et de saison dans leur offre alimentaire en interne, avec 56 % des produits certifiés, c'est-à-dire de l'agriculture biologique et/ou commerce équitable. Ce qui ne concerne donc pas les buvettes... Espérons que ce soit le cas avec le retour du public prévu dans les stades pour la reprise du Championnat. Metz se distingue Autre initiative mise en avant par la LFP, et qui reste minoritaire, la mise en place de gourdes pour remplacer les bouteilles en plastique jetables par 35 % des clubs au sein de leurs infrastructures. 42 % ont prévu de le faire sur la saison 2021-2022. Celle des Girondins de Bordeaux et son opération Gourdes du coeur est évoquée. Les joueuses et joueurs de l'école de foot et du Centre de formation sont les heureux possesseurs de gourdes à l'effigie du club lors des entraînements. Mais pas les professionnels, donc. En revanche, l'installation récente d'une chaudière biomasse dans le centre d'entraînement du FC Metz est une vraie bonne nouvelle. Cette chaudière assure la production d'eau chaude sanitaire ainsi que le chauffage des bâtiments et des terrains d'honneur du site. Le club messin va bientôt l'alimenter par des plaquettes de bois provenant de forêts gérées durablement et situées dans un périmètre maximal de 50 kilomètres autour de Marly. Des Grenats verts, ça existe...

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