Foot - ESP - Justice - Greffe du foie d'Éric Abidal : son cousin espère que si un profit a été réalisé, « Eric n'était pas au courant »

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Dans une interview publiée par le média espagnol « El Confidencial », Gérard Armand, cousin d'Éric Abidal, qui a récemment subi un test ADN dans le cadre de l'enquête sur la greffe du foie qui a sauvé Abidal en 2012, parle de ses interrogations sur l'affaire et de ses relations avec le directeur sportif du FC Barcelone. La justice espagnole enquête depuis le mois de janvier sur l'origine du foie greffé en avril 2012 à l'actuel directeur sportif du FC Barcelone, Éric Abidal. Alors qu'il a récemment subi un test ADN dans le cadre de cette enquête, Gérard Armand, cousin d'Éric Abidal, a de nouveau nié, ce lundi dans une interview au média espagnol El Confidencial, avoir profité de quelque manière que ce soit de la greffe du foie qui a sauvé son cousin et réaffirmé être bien le donneur. Pour rappel, le tribunal d'instruction de Barcelone a réactivé la procédure concernant la greffe de foie dont a bénéficié Abidal, afin de déterminer si d'anciens dirigeants du Barça, dont l'ancien président Sandro Rosell, avaient participé à « l'achat d'un foie illégal » pour Abidal. Greffe de foie d'Éric Abidal : un test ADN pour son cousin Après avoir confié au média espagnol avoir été contacté, avant la greffe, par la femme d'Éric Abidal, et non pas l'ancien international français directement, Gérard Armand a indiqué que deux foies étaient, après analyse, compatibles avec l'ex-défenseur. « Il y avait deux donneurs possibles, un de ses amis et moi, et les chirurgiens ont choisi mon foie », indique-t-il. Si l'opération a rapproché un temps les deux hommes, qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps, ces derniers se sont ensuite éloignés « petit à petit. » Gérard Armand, le cousin d'Éric Abidal « Savoir si quelqu'un a réalisé un profit avec mon don, avec mon corps... » Resté un mois et demi à l'hôpital pour se remettre de l'opération, Gérard Armand avoue ne pas avoir cru à l'idée selon laquelle il n'était pas le donneur. « Quand j'ai lu que le foie qu'Éric avait reçu n'était peut-être pas le mien, j'ai été abasourdi. Au début, j'ai ri. Je pensais, mais que disent ces gens ? », affirme-t-il. Gérard Armand aimerait, désormais, « savoir si quelqu'un a réalisé un profit avec [m] on don, avec [m] on corps. [...] Et s'il y a quelque chose, je ne sais pas comment le dire, mais j'espère qu'Eric n'est pas au courant, que cela n'a rien à voir avec le sujet. »
Une chose est sûre : les liens entre lui et Abidal sont aujourd'hui rompus. « Ce que je voulais, au moins, c'était une reconnaissance humaine de sa part, et il ne me l'a pas donnée. Et ça fait mal », explique-t-il.

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