Foot - ESP - Qui est Victor Vitolo, l'attaquant du FC Séville qui flambe avec l'Espagne ?

L'Equipe.fr
Absent du dernier Euro, l'ailier de 27 ans est devenu un élément incontournable de son club comme de sa sélection, qui affronte la France, mardi soir (21h), en match amical. Présentation.

Absent du dernier Euro, l'ailier de 27 ans est devenu un élément incontournable de son club comme de sa sélection, qui affronte la France, mardi soir (21h), en match amical. Présentation.Couvé par Unai Emery L'histoire de Victor Machin Pérez, alias Vitolo, est profondément liée à celle de l'actuel entraîneur de Paris-SG. Quand il débarque à Séville pour 3,5 millions d'euros, en 2013, depuis son club formateur et son île natale de Las Palmas, l'Espagnol est un novice en Liga. Mais très vite, Emery lui donne sa confiance et en fait un homme de base de son onze, avec lequel il remporte trois fois la Ligue Europa d'affilée, de 2014 à 2016. Trois saisons durant lesquelles le milieu de terrain dispute plus de quarante matches en moyenne, pour un record de neuf buts toutes compétitions confondues lors de la saison 2014/2015. «C'est un entraîneur qui, quand les choses ne vont pas bien, essaye toujours de faire revivre le groupe et ne reproche rien à personne. J'aime beaucoup ça», avouait Vitolo à ABCdesevilla, en octobre 2015.Un profil complet Formé au football dans les rues et sur le sable des plages de Las Palmas, Vitolo est un joueur polyvalent, dribbleur, explosif, altruiste, capable d'évoluer aussi bien sur un côté du milieu du terrain ou en pointe de l'attaque. «Il pourrait jouer dans n'importe quelle grande équipe, affirme Jorge Sampaoli, son actuel entraîneur à Séville. Il est physiquement très fort, tactiquement appliqué et techniquement capable de rivaliser avec les meilleurs.» Un profil complet capable de parcourir régulièrement 12 km par match et d'assurer le repli défensif. «À Séville, nous sommes souvent vus comme des footballeurs de qualité qui ne mettent pas le pied. Mais je suis tout le contraire, revendique l'intéressé. J'aime lutter. Si tu veux jouer en équipe première, la qualité de jeu seule ne te sert à rien. Aujourd'hui, le football est fait de plus de contacts.» Recalé du dernier Euro Sélectionné pour la première fois en sélection espagnole par Vicente Del Bosque, le 31 mars 2015, lors d'un match amical perdu face aux Pays-Bas (0-2), Vitolo n'a pas participé au dernier Euro, en France. Victime des doutes de l'entraîneur de la Roja sur ses capacités physiques, au bout d'une saison à rallonge et d'une déchirure à la cuisse droite contractée mi-avril. «La vérité est que j'ai caressé l'espoir de disputer cette compétition, a avoué Vitolo à Marca. Mais le sélectionneur a pris les vingt-trois joueurs qu'il estimait être les meilleurs. Quand je regardais les matches à la télé, je voulais faire partie de cette équipe. Mais ça ne s'est pas fait.» Sans lui, l'Espagne s'est arrêtée en huitièmes de finale, face à l'Italie (2-0).Une confiance au zénith «Dès son arrivée, (Julen) Lopetegui (le sélectionneur espagnol arrivé après l'Euro) m'a donné beaucoup de confiance et je m'efforce de le lui rendre. À chaque fois que je viens en sélection, je me sens comme si j'étais dans mon club.» Voici pour le début de saison de Vitolo, résumé dans El Pais, en novembre. Un mois plus tôt, l'argument avait déjà servi d'explication à sa forme retrouvée : «Je remercie Del Bosque de m'avoir lancé avec l'Espagne mais la vérité est qu'il ne m'a jamais donné la continuité ni la confiance que me donne Lopetegui. Je ne le blâme pas pour cela mais la confiance est la confiance.» Le Barça lui ferait la cour Vitolo a beau se sentir «bien à Séville», les rumeurs d'un départ, l'été prochain, se multiplient de l'autre côté des Pyrénées. Le quotidien espagnol Marca a récemment évoqué un intérêt du FC Barcelone, que le joueur de 27 ans a accueilli avec franchise : «Il y a toujours beaucoup de rumeurs. Personne ne sait ce qui peut se passer. (...) Le Barça est l'une des meilleures équipes du monde et tout le monde aimerait y jouer.» Vitolo, lié à Séville jusqu'en 2020, dispose d'une clause de départ de 35 millions d'euros.

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