Foot - Espoirs - Sylvain Ripoll, sélectionneur des Espoirs : « On est armés au niveau du potentiel »

L'Equipe.fr
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Le sélectionneur des Espoirs Sylvain Ripoll explique comment il a bâti sa liste pour la phase de groupes de l'Euro (24-31 mars) en s'appuyant sur un réservoir très dense de joueurs. « Est-ce que certains choix ont été difficiles à faire en raison de la densité de joueurs à votre disposition ?
Oui, car on a un réservoir important, notamment à certains postes, et je suis obligé de laisser de très bons joueurs sur le côté. La liste n'est pas exhaustive, les choix ne sont pas faciles, mais on a un groupe à même de démarrer l'Euro de façon très tonique. On a notre premier match trois jours après les retrouvailles à Clairefontaine (le 25 mars contre le Danemark), il n'y a pas de round d'observation, il faudra être opérationnel tout de suite. lire aussi Les Bleuets avec Koundé et Camavinga pour l'Euro Espoirs Eduardo Camavinga a davantage connu les A (3 sélections) que les Espoirs (1 sélection), quel regard portez-vous sur son cas ?
Eduardo était venu sur un rassemblement (en novembre 2019), mais il s'est blessé avant le deuxième match. Depuis, il était en sélection avec les A. Pour nous, c'est un vrai bonheur de compter sur un garçon de ce talent, avec cet état d'esprit. « Être sélectionné en A, ça change beaucoup de choses et il faut le digérer. Certains le font plus vite que d'autres » D'autres joueurs étaient en balance entre les A et les Espoirs, comme Houssem Aouar ou Jules Koundé qui pouvait espérer une première sélection...
La nouveauté, c'est qu'on avait à donner notre liste avant celle des A (communiquée jeudi par Didier Deschamps), ce qui n'est jamais le cas. Le règlement nous y obligeait, et il y a eu beaucoup d'échanges avec le staff des A, sachant que les priorités restent les mêmes. Des éléments qui ont joué avec les A sont avec nous, et une chose est sûre : être sélectionné en A, ça change beaucoup de choses et il faut le digérer. Certains le font plus vite que d'autres. On compte seulement deux nouveaux, le défenseur Pierre Kalulu (AC Milan) et le milieu Aurélien Tchouaméni (AS Monaco). Est-ce important de vous appuyer sur un groupe connu ?
L'idée est de préserver ce qu'il s'est passé depuis un an et demi, au niveau de l'état d'esprit et des performances réussies pour aller chercher cette qualification. Gagner neuf matches, finir premier contre la Suisse, ce n'est pas facile. Ce groupe a créé une histoire, j'en ai tenu compte, et il y a aussi les performances du moment. Kalulu a su se faire une place dans un grand club italien, entre le côté droit et l'axe. Il fait de très bonnes choses et Tchouaméni confirme. Il est régulier, progresse vite et mérite d'être avec nous. Est-ce qu'on aborde différemment la liste quand on sait que l'Euro va être coupé en deux, avec les quarts de finale à partir du 31 mai ?
J'ai raisonné à court terme, en pensant à la performance et à bâtir le groupe le plus consistant possible. L'enjeu est de se qualifier, ce serait prétentieux de penser à la suite avant de faire ce qu'il faut sur la phase de groupes. On doit y aller par étapes. J'ai pu me rendre compte en 2019 du niveau d'un Euro Espoirs, j'avais été impressionné. C'est normal qu'on soit ambitieux mais on doit d'abord passer ce groupe très dense, avec des équipes très homogènes. On a de la qualité, on est armés au niveau du potentiel et j'espère que ce potentiel parlera très rapidement sur le terrain. »