Foot - Euro - Bleus - Lucas Hernandez (équipe de France) : « On est au top physiquement »

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À deux jours du match face à la Hongrie (samedi, 15 heures), le latéral gauche des Bleus reste prudent malgré le bon départ face à l'Allemagne. Il n'y a pas d'excès de confiance chez le champion du monde qui avoue que l'équipe de France est parfaitement préparée pour cet Euro. « Depuis le début de la préparation, vous avez joué à 21 heures. Contre la Hongrie, le match sera à 15 heures et sous un chaud soleil. Qu'est-ce que ça va changer pour vous ?
On a déjà commencé à s'habituer à ce changement. On a mangé aujourd'hui à 12h30. On va également s'entraîner à 15 heures ce jeudi après-midi et demain pareil. C'est un horaire particulier mais, personnellement, je suis habitué en Allemagne. lire aussi Euro 2021 : le classement du groupe F Dans cette équipe de France, on vous présente souvent comme le joueur qui donne le ton avec ce côté agressif que vous transmettez aux Bleus. Vous prenez et mettez peut-être plus de coups que les autres. D'où viennent cet état d'esprit et cette énergie ?
Chacun sait ce qu'il a à faire. On est préparés. Contre la Hongrie puis le Portugal, il va falloir encore mettre cette agressivité. Il faut toujours répondre sur le terrain. Quand on est agressif et solidaire entre nous, c'est toujours plus facile d'aller au combat. Que ce soit offensivement ou défensivement. Après, personnellement, c'est mon état d'esprit. Je suis un compétiteur. Je donne tout. Mais on veut tous la gagne. Je crois que ça s'est bien vu sur le premier match. On est sur le bon chemin. Tous les matches seront des finales ! « Le stade sera plein, hostile. On n'a plus l'habitude. Ce sera une autre bataille » On a vu des Bleus armés et affûtés face à l'Allemagne (1-0). Cet Euro aura-t-il une dimension physique particulière ?
Le physique est une des bases les plus importantes. On s'est bien préparés à Clairefontaine à ce niveau. On a fait beaucoup de travail pour être au point. On voit que ça paye. On est au top physiquement. On doit arriver le plus loin possible à 100 % de ces capacités. lire aussi Un quatuor défensif bien accordé On compare la défense actuelle à celle de 2018 par son efficacité et sa solidité. Qu'est-ce qui a évolué entre-temps ? Et qu'est-ce que Presnel Kimpembe a apporté comme titulaire à la place de Samuel Umtiti ?
Le groupe a évolué. Mais l'état d'esprit reste le même. On aide les coéquipiers, il y a beaucoup de solidarité entre nous. Dans mon secteur, il y a Presnel (Kimpembe), Adri (Rabiot) et Kylian (Mbappé). On est toujours là pour s'aider, se parler quand il y a des difficultés. Après, je connais très bien Presnel. On s'apprécie. On a joué ensemble en équipe de France espoirs. On se donne des conseils. On se replace. Il y a une bonne communication entre nous. Avez-vous l'impression comme beaucoup de monde que cette équipe de France fait de plus en plus peur ?
On n'a pas cette impression. De l'intérieur, on est serein par rapport à ce qui se dit en dehors. Mais on montre qu'on a une très grosse équipe qui est capable d'aller très loin. Notre premier match a été très bon. On a donné le ton contre l'Allemagne. Mais il faut enchaîner face à la Hongrie. Le stade sera plein, hostile. On n'a plus l'habitude. Ce sera une autre bataille. « Je ne marque pas souvent mais ça m'est quand même déjà arrivé ! » Pouvez-vous raconter le but contre l'Allemagne dont vous êtes à l'origine ?
Il y a une magnifique passe de Paul (Pogba). On a travaillé un peu ça à l'entraînement. On savait que la défense allemande coulissait assez. Je savais que je pouvais être tout seul si je prenais l'espace. Ça s'est passé comme ça. L'appel était là, l'ouverture impeccable. Après, je voulais centrer fort pour Kylian (Mbappé). Hummels est arrivé, a coupé et l'a mis dedans. Je ne marque pas souvent mais ça m'est quand même déjà arrivé ! Mais tout de suite, je me replace. Je ne suis pas tellement dans la célébration des buts. Il faut toujours être concentré. Ça revient vite. lire aussi Tactique : à quoi sert Adrien Rabiot ? Avez-vous eu peur sur le coup pour Benjamin Pavard et comment va-t-il ?
En direct, il a reçu un gros choc. Mais je pense que c'était plus dramatique sur les images. Sur le terrain, on était plus serein. Je connais bien Benjamin. On savait que les Allemands allaient être agressifs et il fallait répondre aussi présent dans les combats. Que pensez-vous des Hongrois ?
C'est une bonne équipe qui a bien résisté face au Portugal pendant quatre-vingts minutes. Ils sont costauds défensivement. Ils ne laissent pas énormément d'espaces. Le Portugal n'a fait la différence que sur la fin. Il faudra rester vigilants ».

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