Foot - Euro - L'Italie vient à bout de l'Espagne aux tirs au but et rejoint la finale de l'Euro

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Bien que dominée par l'Espagne dans le jeu, l'Italie a su pousser la Roja dans une séance de tirs au but ce samedi, pour arracher sa qualification pour la finale de l'Euro (1-1, 4-2 aux t.a.b.). Elle affrontera l'Angleterre ou le Danemark, dimanche, pour tenter de décrocher le titre. Le match : 1-1, 4-2 t.a.b. Pourtant dominée dans le jeu comme jamais dans cet Euro, l'Italie tient son sommet. Elle est allée le chercher avec son coeur, sa sueur, ses tripes, et le brin de chance qui fait basculer l'histoire de la désillusion au rêve. Alvaro Morata, qui avait arraché la prolongation pour l'Espagne, a échoué devant Gianluigi Donnarumma dans la séance de tirs au but, et le spécialiste de l'exercice Jorginho n'a pas tremblé pour envoyée la Nazionale dans sa quatrième finale de l'Euro (1-1, 4-2 aux t.a.b.). Elle visera son deuxième sacre après celui de 1968 dimanche à Wembley, contre l'Angleterre ou le Danemark, qui s'affrontent mercredi (21 heures). lire aussi Italie - Espagne en direct commentéLe tableau de la phase finale de l'Euro Entre les deux équipes les plus joueuses de la compétition, les pronostics d'avant-match étaient partagés pour savoir qui allait prendre l'ascendant dans le jeu. Personne ou presque ne pouvait imaginer que l'Espagne allait confisquer le ballon de la sorte. Luis Enrique avait fait le choix de laisser son buteur Alvaro Morata sur le banc au coup d'envoi pour évoluer sans véritable avant-centre et miser sur les déplacements incessants du trio Olmo-Oyarzabal-Torres. Cela a été plutôt intéressant pour mettre la pression devant le but italien, avec un Dani Olmo insolent d'activité et d'intelligence dans ses déplacements, mais il n'avait pas prévu que ses attaquants rivalisent de maladresse dans les derniers gestes. L'Italie a passé le plus clair de son temps à courir pour boucher les espaces ouverts par les passes d'un milieu espagnol rayonnant sur le plan technique. Si Emerson a trouvé le haut de la barre (45e), l'Espagne et son chef de meute Busquets ont occupé le camp italien de manière encore plus flagrante en seconde période, mais sont restés exposés à des contres. Cela s'est confirmé quand Federico Chiesa a ouvert le score d'un tir enroulé du droit, sur une action ultra-rapide (60e). Son enchaînement a fait l'effet d'un uppercut sur le collectif espagnol, qui a pris un autre crochet au visage dans la foulée, quand Mikel Oyarzabal a manqué une incroyable occasion, sur un service de Koke (65e). 12 L'Italie a marqué 12 buts dans cet Euro, et a déjà égalé son record de buts sur une grande compétition (12 aussi lors des Coupes du monde 2006, 1982 et 1934). On pensait alors l'Italie, poussée par de nombreux fans, capable de gérer. Mais Alvaro Morata, entrée à l'heure de jeu, en a décidé autrement. Abondamment critiqué dans cet Euro, l'attaquant de la Juventus Turin s'est amusé de ses coéquipiers de club Bonucci et Chiellini d'un une-deux avec l'inévitable Dani Olmo, en pleine surface, avant d'ajuster Donnarumma (80e). lire aussi Alvaro Morata, un Espagnol au coeur italien Dans sa troisième prolongation de rang, l'Espagne a gardé sa mainmise sur le jeu, sans pouvoir conclure. Domenico Berardi a quant à lui cru éviter la séance de tirs au but à l'Italie, mais a été rattrapé par le hors-jeu (110e). Sa joie, et celle de tout un pays, a été reportée quelques minutes plus tard. 4 L'Espagne s'est fait éliminer par l'Italie à 4 reprises en tournoi majeur (aux Coupes du Monde 1934 et 1994 et à l'Euro en 2016 et 2020), soit plus que contre toute autre nation. Le fait : Donnarumma sait tout faire Gianluigi Donnarumma a pris de l'avance dans la course au titre de meilleur gardien du tournoi. Son arrêt sur le tir au but d'Alvaro Morata a fait de lui un héros dans la Botte. Le futur joueur du PSG avait déjà sauvé son équipe en plein temps fort espagnol en se couchant avec autorité sur sa droite sur un tir d'Olmo (25e). Il a ensuite multiplié les sorties pour essayer de soulager son équipe sous pression. Il a même été capital dans l'ouverture du score, en se précipitant pour relancer vers Verratti, à l'origine du but de Chiesa (60e). Il a eu un nouveau réflexe capital sur un coup franc d'Olmo (98e), et son poing au-dessus de la tête de Morata (102e) a lui aussi été salvateur. lire aussi Gianluigi Donnarumma, itinéraire d'un des meilleurs gardiens d'Europe Le joueur : Pedri est déjà grand Compte tenu de son âge (18 ans), il n'était pas forcément attendu comme un titulaire dans cet Euro, malgré un statut de futur Iniesta collé à son maillot depuis ses débuts. Mais Luis Enrique n'a pas regardé les chiffres et lui a fait joué la quasi-totalité des minutes dans le tournoi : les amoureux du jeu peuvent lui dire merci. Le petit milieu du Barça a encore illuminé la partie avec sa technique et ses passes délicieuses. Il n'en a d'ailleurs raté pas raté une seule en 90 minutes.

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Constamment orienté vers l'avant, le métronome de la Roja a parfois semblé réfléchir trop vite pour ses partenaires, comme sur ce contrôle raté de Mikel Oyarzabal qui avait reçu un ballon parfait de sa part en pleine surface (13e). Il a eu moins d'influence en fin de rencontre, mais a gardé sa fiabilité balle au pied pour permettre aux Espagnols de respirer dans la prolongation. Devant l'écran, Gary Lineker a parlé de Pedri comme d'une « superstar absolue en devenir ». C'est vrai, mais partiellement seulement : même s'il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire à jouer une demi-finale de l'Euro, il est déjà bien plus qu'une promesse. lire aussi Eric Garcia, Pedri et Ferran Torres, trois pépites espagnoles qui crépitent

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