Foot - Euro - POR - La presse portugaise cible Fernando Santos après la défaite contre l'Allemagne

Corrigé par l'Allemagne samedi (2-4), le Portugal de Fernando Santos n'est pas épargné par les critiques dans la presse qui pointe le manque de flexibilité des champions d'Europe en titre. Si la question du maintien de Fernando Santos (66 ans), sélectionneur depuis 2014 et sous contrat jusqu'en 2024, ne domine pas encore les débats, la presse l'a unanimement désigné comme principal responsable de la déroute lusitanienne de samedi face à l'Allemagne (2-4). lire aussi L'Allemagne brille face au Portugal lors d'un match fou « Fernando Santos incapable de démanteler la tactique allemande », pouvait-on lire dimanche sur la une de Record, l'un des trois quotidiens sportifs portugais, parlant dans ses colonnes de « désastre de Munich ». Tous reprochent au Portugal d'avoir encaissé des buts très similaires, en ne corrigeant pas les défaillances d'un côté droit à la merci des montées du latéral de l'Atalanta Bergame Robin Gosens, buteur, passeur et logiquement élu homme du match. Ronaldo épargné, Pereira et Carvalho attaqués Parmi les onze joueurs qui ont débuté la rencontre côté lusitanien, seul Cristiano Ronaldo échappait aux critiques dimanche. « CR7 », auteur du premier but portugais au terme d'une contre-attaque supersonique malgré ses 36 ans. Au coeur de la tempête, en revanche, la piètre performance du duo défensif au milieu de terrain composé du joueur du PSG Danilo Pereira et de celui du Betis Séville William Carvalho. Critique formulée dans le site spécialisé MaisFutebol « Avec des épées et des boucliers en bois face à un Panzer allemand » « Si le match d'aujourd'hui nous a dit quelque chose, c'est que cette association a failli et que Fernando Santos doit la laisser dans le tiroir des expériences ratées pour la rencontre contre la France », a estimé dans une publication sur son site internet Antonio Tadeia, célèbre commentateur du football portugais. L'apathie et le manque de fraîcheur de la charnière, très vite submergée et à bout de souffle, ont fait dire au site spécialisé MaisFutebol que le Portugal se défendait « avec des épées et des boucliers en bois face à un Panzer allemand ». Surtout, elle a fortement contrasté avec la disponibilité et l'intensité du Lillois Renato Sanches, dont l'entrée en jeu au début de la seconde période, à la place d'un Bernardo Silva à nouveau trop limité sur le plan physique, a été saluée. « Parler de joueurs, c'est se tirer des balles dans les pieds quand nous avons un match si important contre la France », a déclaré Fernando Santos d'un ton agacé.

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