Foot (F) - Quand les footballeuses font grève pour améliorer leur condition

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Les footballeuses espagnoles de Première Division entament une grève illimitée le 16 novembre pour obtenir un minimum salarial et davantage de droits. Avant elles, d'autres ont choisi la lutte.Le débrayage des GuingampaisesEn février 2018, les Guingampaises débrayent avant un match de Coupe de France contre Brest. Le geste est inédit dans l'histoire du foot féminin français. Les Bretonnes protestent contre des conditions de travail et des infrastructures qu'elles jugent indignes : trajets en bus de 24 heures, repas à préparer elles-mêmes, entraînements sur des terrains différents chaque jour... Elles obtiendront gain de cause.Les joueuses espagnoles votent une grève illimitéeLe zéro pointé des DanoisesAprès dix mois de négociations, les Danoises, vice-championnes d'Europe 2017, refusent en octobre de la même année de jouer un match de qualification pourtant crucial contre la Suède. En lutte pour obtenir des droits égaux à ceux des hommes, elles ne lèveront pas la grève, obligeant leur Fédération à annuler le match. Et abandonneront des points précieux qui leur coûteront une qualification au Mondial en France.Le sit-in des NigérianesAprès leur élimination par l'Allemagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde en France (3-0), les Nigérianes refusent de quitter leur hôtel, exigeant que leur Fédération verse des primes de match dues depuis plus de trois ans. Elles en étaient déjà arrivées là avec un sit-in de trois jours après leur titre de championnes d'Afrique en 2004 ainsi qu'une manifestation organisée dans les rues d'Abuja après celui de 2016.Le message des JamaïquainesTandis que les Américaines attaquent en justice leur Fédé pour « discrimination sexiste institutionnalisée », les Reggae Girlz font le buzz au printemps 2019 à l'occasion de leur première participation à un Mondial. L'enthousiasme retombe vite : leur Fédération ne les ayant pas payées, elles décident en septembre de former un syndicat, de se déclarer en grève lors des tournois à venir et de partager le message « NoPayNoPlay » (pas de paie, pas de jeu), qui fait un tabac sur l'île.

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