Foot - FFF - Noël Le Graët (FFF) : «Je n'ai peur de rien»

L'Equipe.fr
Noël Le Graët continue d'afficher sa confiance, deux jours avant de solliciter sa reconduction à la tête de la Fédération française.

Noël Le Graët continue d'afficher sa confiance, deux jours avant de solliciter sa reconduction à la tête de la Fédération française.«Quel bilan faites-vous de votre campagne ?L'échange a été assez impressionnant, avec des gens qui posaient beaucoup de bonnes questions, dans une bonne ambiance en général, bon, pas partout, mais en général. En tout cas, ça s'est passé dans une ambiance très amicale. Cette campagne a été pour moi, pour nous, notre équipe, très agréable.Il y a quand même eu un certain nombre de déclarations vous reprochant une liste "bling-bling"...(il coupe) Ça, c'est l'autre liste. (celle de son principal challenger, le président de Nancy Jacques Rousselot, ndlr)Ce n'est pas forcément agréable à entendre, si ?Je m'en fiche, honnêtement. Vous savez, j'ai une chance folle, c'est que j'ai des boules Quies. J'écoute beaucoup quand je les enlève, mais sinon je n'ai rien vu de tout ça.Pourquoi avoir fait appel à Jean-Michel Aulas en vue de la formation française malgré sa personnalité clivante ?Le système de formation est à mon avis le meilleur européen, même si on est copié, mais on doit être encore plus costaud dans nos ligues et nos districts. Jean-Michel Aulas, je le connais depuis longtemps, il a commencé en deuxième division il y a 30 ans, et il a quand même fait un club exceptionnel. Il a une vision du football qui est importante, il est un peu trop jeune quelquefois, si je lui supprimais son téléphone, bon, j'aimerais bien, mais je pense que j'aurais du mal. Au niveau personnel, je m'entends bien avec lui, et au niveau de l'intérêt général je suis persuadé qu'il nous apportera beaucoup.Lors de la campagne, vous avez été accusé de privilégier l'équipe de France au détriment du monde amateur. Que répondez-vous ?Il y a une réponse facile à ça, c'est que quand l'équipe de France va bien, le football amateur va mieux. Quand la Fédération a été en difficulté, c'est que l'équipe de France n'a pas été bonne, en Afrique du Sud. La Fédération était bancale et le football amateur très pénalisé. Et puis l'équipe de France, c'est dix matches par an. Donc 95% du temps, c'est pour autre chose, d'autant que j'ai la chance d'avoir un sélectionneur qui s'occupe très bien de son équipe. L'année dernière, j'ai passé plus de la moitié de mon temps sur la réforme territoriale, et il n'y a pas eu une ligne dessus.Votre prédécesseur Fernand Duchaussoy a dit dans le quotidien L'Equipe qu'il était «ennuyé par cette impression qu'il n'y avait rien de bon avant» vous, vous comprenez cette impression ?Il a été battu ce gentil monsieur. J'ai beaucoup d'estime pour lui mais il sort d'où là ? De la naphtaline un petit peu, non ? Il était président et il a été battu, je n'y peux rien, et donc cinq ans après, voilà... Il y a des gens rancuniers, qui ont un peu du mal à digérer. J'ai de l'Alka Seltzer en réserve en cas de besoin.Vous vous êtes dit très confiant à l'approche du scrutin. Pourquoi ? Vous n'avez pas peur de la tendance au "sortez les sortants" ?Je n'ai peur de rien. C'est comme ça que je le ressens, après vous faites votre analyse, mais si vous me posez la question, je vous dis que je suis confiant. Même, très confiant. Je crois que je connais bien ma carte, et j'ai l'impression que tout va bien.Vous avez enregistré le soutien du sélectionneur Didier Deschamps pendant la campagne. Vous vous y attendiez ?C'était très amical. J'ai trouvé ça gentil, je ne le souhaitais pas vraiment mais ça ne m'étonne pas de lui !L'avez-vous aidé à trancher les nombreux dilemmes pour faire sa liste de 23 joueurs ?Non. On se téléphone tout le temps mais je n'ai pas d'influence. Je peux le taquiner, il aime assez ça parce qu'on est assez complices. Mais s'il me dit : "Je prends Jacques alors que vous, vous préférez Paul", c'est Jacques qui est sélectionné. Quand j'ai formé mon équipe, je ne lui ai pas demandé de s'en occuper, et moi je ne m'occupe pas de la sienne. Par contre, on s'estime beaucoup.» L'entretien avec Noël Le Graët

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