Foot - Focus - Auxerre, Sochaux, Lens, Le Havre, Grenoble... : les investisseurs étrangers, ce n'est pas la panacée

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Toulouse (dernier de L1) et Nancy (14e de L2) sont en discussions pour être rachetés par des investisseurs étrangers. L'histoire montre que ces ventes sont rarement une réussite quand elles concernent des clubs en crise. Nancy (14e de L2 courtisé par le City Football Group) et Toulouse (dernier de L1 en discussions avec Chien Lee) vont-ils devenir les 12e et 13e clubs professionnels français à passer sous contrôle étranger ? En L1, le PSG (Qatar), l'OM (USA), Monaco (Russie), Lille (Luxembourg), Bordeaux (USA) et Nice (Angleterre) battent sous pavillon étranger. En L2, cinq appartiennent à des investisseurs basés hors de nos frontières : Clermont Foot (Suisse), Auxerre (Chine), Sochaux (Chine), Lens (Luxembourg) et Le Havre (USA). Ces projets ne sont pas tous de grandes réussites, loin de là. Grenoble, par exemple, se remet tout doucement de sept ans passés dans le giron des Japonais d'Index Corporation. Que reste-t-il des sept ans d'Index à la tête de Grenoble ? Le Stade des Alpes, bien sûr, inauguré en février 2008, un peu plus de trois ans après le rachat par l'entreprise japonaise. Une firme qui a permis un retour en L1 au club entre 2008 et 2010. Une firme qui l'a aussi tué avec un dépôt de bilan et une liquidation judiciaire à l'été 2011. Ses comptes truqués avaient masqué un déficit de près de 4M€ et des dettes sociales s'élevant à 1,2M€. Repartis en CFA 2 (l'actuelle N3), rachetés par l'entrepreneur français Stéphane Rosnoblet en 2015, les Grenoblois ont retrouvé la L2 à l'été 2018. Premier club d'Europe à passer sous pavillon chinois en 2015, Sochaux végète en L2. Le départ du propriétaire historique Peugeot n'a jamais été digéré et les Lionceaux ont plus souvent occupé le devant de la scène pour les frasques de leurs nouveaux dirigeants (''Monsieur Li'' et sa désormais célèbre Tesla) que pour leur réussite sportive (ils n'ont jamais terminé plus haut qu'une 10e place en mai 2018). Propriétaire du club depuis 2015 via une filiale (Ledus), le groupe Tech Pro Technology en a confié sa gestion au groupe Baskonia en avril 2018 puis à son créancier Nenking. Ce dernier devrait devenir prochainement unique propriétaire du FCSM. L'AJA a tout connu en l'espace de deux ans. Achetée par un fonds d'investissement luxembourgeois en avril 2013, elle a évité la relégation en National en mai 2014. Le club bourguignon a ensuite vu son propriétaire Emmanuel Limido décéder d'une crise cardiaque le matin même de sa... finale de Coupe de France, qu'elle a finalement perdu face au PSG (0-1, le 30 mai 2015). Depuis octobre 2016, Auxerre appartient au groupe chinois ORG Packaging. Ce dernier tente de restructurer le club malgré les changements incessants d'entraîneurs (Daury, Gillot, Correa, Furlan). Maintenu de justesse en mai 2017, l'AJA a terminé 11e un an plus tard et 15e au terme de la saison 2018-2019. Les Icaunais sont actuellement 9es. Après un an loin de son RC Lens, alors en L2, Gervais Martel a été au coeur d'un projet de rachat mené par Hafiz Mammadov. L'Azerbaïdjanais, au pouvoir à partir de juillet 2013, a vu son équipe remonter en L1 contre l'avis de la DNCG. Un temps interdite de recrutement, elle ne s'y est pas maintenue au terme de la saison 2014-2015. Le projet obscur de Mammadov a pris fin à l'été 2016 sur ordre du tribunal de commerce de Paris. Lassés par les résultats (4e, 14e, 5e), les nouveaux propriétaires (les Luxembourgeois de Solferino et les Espagnols de l'Atlético de Madrid) ont tour à tour licencié Alain Casanova, Éric Sikora et Philippe Montanier. Seul à la barre depuis le rachat des parts de l'Atlético de Madrid en décembre 2017, Solferino est sur le point de faire remonter le club en L1 puisqu'il occupe actuellement la deuxième place de son Championnat. En L2 depuis l'été 2009, Le Havre a été racheté à 90 % par Vincent Volpe en 2015. Mais l'Américain n'arrive pas à atteindre son objectif de la montée parmi l'élite. Le club doyen du foot français est pourtant passé proche à deux reprises. En mai 2016, les Normands ont échoué en raison d'une moins bonne attaque que celle de Metz. Deux ans plus tard, ils ont été éliminés au deuxième tour de play-offs d'accession par l'AC Ajaccio dans des conditions rocambolesques. Sous l'égide de Paul Le Guen, ils pointent aujourd'hui à neuf longueurs de la deuxième place, offrant une promotion directe en L1. Le classement de la Ligue 2

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