Foot - Focus - Focus : comme Wayne Rooney, ces cracks ont fini leur carrière en division inférieure

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Auteur de ses premiers pas le 2 janvier avec Derby County, formation de Championship (D2 anglaise), Wayne Rooney n'est pas le seul crack à avoir décidé de terminer sa carrière dans un club n'évoluant pas dans l'élite. C'est une légende dans son pays, le meilleur buteur de l'histoire de l'Angleterre (53 réalisations), un joueur reconnu mondialement, et il a pourtant décidé de rejoindre Derby County, club du Championship (D2 anglaise). À 34 ans, Wayne Rooney a toujours la fibre et n'a pas hésité à descendre d'un échelon, dans l'antichambre de la Premier League, pour poursuivre sa carrière et lui donner l'élan souhaité pour la suite. Comme lui, d'autres footballeurs ayant figuré dans le top 5 du Ballon d'Or de ces trente dernières années, ont connu en toute fin de parcours les divisions inférieures. Les voici, sachant que les destinations « exotiques » (Golfe, Japon, Chine, Inde, etc.) n'ont pas été prises en compte, tout comme la MLS. Le milieu de terrain a connu une descente aux enfers dans sa vie privée, et sa carrière a suivi, de manière implacable, la même trajectoire déclinante. Après avoir brillé à Newcastle (1984-88) puis à Tottenham (1988-1992), et s'être révélé entre-temps au monde entier durant le Mondial 1990, le fantasque anglais n'a plus jamais retrouvé sa régularité après une grave blessure à un genou subie en 1991. Il fréquente une première fois la D2 avec Middlesbrough (1998-2000). Il y retourne en 2001, quand il bascule d'Everton à Burnley. Sa fin de carrière est un gouffre sans fond : recalé d'un essai à Gillingham, il est entraîneur-joueur quatre matches au Gansu Tianma, en Chine, et occupe de nouveau la double casquette, pour la même durée, au Boston United. Où se situe son point final, à 37 ans, en League Two. Soit l'équivalent de la D4. L'Équipe explore : Looking for Gazza C'est en D2, à Valenciennes, que « JPP » a commencé à prendre son envol (15 buts en 1984-1985). C'est également là que son parcours professionnel a pris fin, à Guingamp, 14 ans plus tard. Après le Club Bruges, Marseille, l'AC Milan, le Bayern Munich, et Bordeaux, le Ballon d'Or 1991 décide de rejoindre le club breton à l'été 1998. L'expérience tourne court : après 3 buts en 10 matches, il résilie son contrat à l'amiable en octobre. Mais Papin a toujours le goût du jeu. Et il va faire le bonheur de deux clubs amateurs. La Réunion profite des célèbres Papinades, puisqu'il évolue de 1999 à 2001 à la JS Saint-Pierroise (DH), revenu sur le devant de l'actualité ce week-end. Puis, durant trois saisons, il se met au service de l'US Lège-Cap Ferret (CFA 2). Il range définitivement les crampons, à 40 ans, en 2004. Le poupon au visage joufflu a brillé durant l'Euro 92 et la Coupe du monde 1994, formant avec Martin Dahlin et Kennet Andersson la redoutable attaque de la Suède, troisième à l'issue du Mondial aux États-Unis. Une performance, couplée à une finale de la Coupe des Coupes avec Parme, qui lui a valu d'obtenir ce classement au Ballon d'Or. Mais Brolin a atteint son summum, à 24 ans. En quatre ans, il ne marque que 4 buts en Championnat, tous inscrits avec Leeds (1995-1996). En août 1998, il annonce son arrêt, à seulement 29 ans. « Je ne suis plus motivé pour jouer », indique-t-il. Il joue son dernier match en D2 suédoise, le 29 août, avec Hudiksvall. Il évolue pour ce clap de fin quinze minutes au poste de... gardien de but. On peut finir deuxième du Ballon d'Or derrière le Brésilien Ronaldo (« le vrai », selon Mourinho) et devant Zinédine Zidane, avoir permis au Real Madrid de retrouver le toit de l'Europe 32 ans après (1-0 contre la Juventus en 1998) d'un but sublime, et choisir de descendre d'un étage pour aider un club à remonter dans l'élite. C'est le cas de Predrag Mijatovic. Aspirant à retrouver la Liga qu'il n'a plus fréquentée depuis 1965, Levante attire en 2002 le Serbe, libre après son départ de la Fiorentina. Deuxième de la Segunda Division début décembre, Levante rate la montée (4e) et Mijatovic termine sa carrière sur cet échec, en 2003. Pour anecdote, Robert Prosinecki, ancien compère de Mijatovic avec la Yougoslavie et cinquième du Ballon d'Or 1991, a lui aussi décidé de prendre le chemin de la D2. Il réussira à maintenir Portsmouth (2001-02), avant de s'envoler vers d'autres cieux. En D1, bien sûr. Quatorze. C'est le nombre de clubs dans lesquels aura évolué Rivaldo, dont le goût pour le foot l'aura poussé à effectuer plusieurs choix surprenants en fin de carrière pour continuer à fouler les terrains. Après une période exceptionnelle, où il aura atteint son firmament au Barça (1997-2002), le milieu offensif sera parti par exemple en Ouzbékistan ou en Angola, avant de revenir au pays à l'échelon inférieur. Tout d'abord à Sao Caetano, en Serie B (D2), en 2013. Puis à 41 ans, en 2014, il rejoint Mogi Mirim, club de de Serie C dont il est... le président ! Il est aux anges quand, le 19 février 2014, il joue un match de Championnat Paulista avec son fils Rivaldinho. Il arrête un mois plus tard, à 41 ans et 11 mois. Mais il revient sur sa décision. Et en juillet 2015, il vit un crépuscule merveilleux : lui et Rivaldo Junior marquent les trois buts de la victoire contre Macaé, en Serie B. Cette fois, la boucle était bouclée. Qui l'aurait cru ? Comme nombre de joueurs de l'époque moderne, tels Andrea Pirlo ou Didier Drogba, Wayne Rooney a choisi de s'exiler en Major League Soccer pour, pensait-on, aller y terminer sa carrière. Mais l'ancien attaquant de Manchester United a surpris tout son monde en s'engageant avec Derby County. Si le club anglais n'a plus le niveau qui lui avait permis d'enlever deux titres de champion (1972 et 1975) sous la houlette de Brian Clough, le meilleur buteur de l'histoire des Trois Lions l'a rejoint avec comme objectif d'être formé au métier d'entraîneur. Le contrat, signé le 6 août 2019 et devenu effectif le 1er janvier 2020, stipule en effet que Rooney est désormais joueur et adjoint de Phillip Cocu. Capitaine pour sa première le lendemain, Rooney a joué un rôle clé dans la victoire des siens en délivrant une passe décisive (2-1).

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