Foot - Guinée - Les joueurs guinéens coincés à Conakry après le coup d'État vont être rapatriés

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Après le coup d'État en Guinée, les dirigeants des clubs français ont mutualisé leurs efforts pour rapatrier leurs footballeurs. Cela ne devrait pas tarder.

Le calme est revenu en Guinée après le coup d'État qui s'est déroulé dimanche. Si l'incertitude politique réside encore depuis le départ contraint d'Alpha Condé, le président élu, le bruit des armes s'est tu et Conakry a repris crescendo son activité. Mais cela n'empêche pas les joueurs du Sily National qui évoluent en Europe de n'avoir toujours pas pu partir. Ils ont vu les Marocains quitter la Guinée dès dimanche soir, via un vol de la compagnie nationale marocaine, et espéraient les suivre très rapidement.

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Ils ont contacté l'ambassade de France à Conakry, l'Élysée, Matignon et la LFP

Leurs employeurs, en France, n'ont pas chômé pour trouver des solutions. D'abord inquiets, les dirigeants ont compris que les risques étaient toutefois très limités puisque leurs hommes se trouvaient dans une partie de la ville épargnée par les combats. Et proche de l'aéroport. Les cinq clubs concernés se sont réunis dans un groupe Whatsapp qui comprenait Damien Comolli (président de Toulouse, pour Issiaga Sylla), Fréderic Émile (intendant de Saint-Étienne) et Samuel Rustem (directeur général adjoint de Saint-Étienne, pour Saïdou Sow), Samuel Laurent (directeur général de Sochaux, pour Florentin Pogba), Jérôme Champagne (conseiller de Ahmet Schaefer, le président de Clermont foot, pour Mohamed Bayo) Franck Kita (directeur général du FC Nantes, pour Abdoulaye Sylla). À noter la présence dans ce fil de discussion de Jérôme Champagne, ex-diplomate de carrière et ancien de la FIFA, qui connaît donc très bien tous ces rouages politiques.

Ces dirigeants se sont rapprochés de l'ambassade de France à Conakry, de l'Élysée, de Matignon et de la Ligue professionnelle de foot. Et ils ont vite prévu un avion qui n'attendait que de pouvoir survoler le territoire guinéen. Une autorisation qui n'était pas encore parvenue en début de soirée, hier. Mais cela ne saurait tarder. Les clubs français sont aussi entrés en contact avec leurs homologues étrangers comme Liverpool (Naby Keita) et l'Olympiakos (Mady Camara et Aguibou Camara). Leurs joueurs devraient d'ailleurs prendre le même moyen de transport que les « Français ». Chaque équipe voulait récupérer au plus vite ses éléments avant la journée de Championnat ce week-end. À Clermont, on sait par exemple que sans Bayo, meilleur buteur du Championnat (3 réalisations), l'affaire s'annoncerait encore plus compliquée face au PSG samedi au Parc.

« Il n'y a pas de sentiment d'insécurité »
Pour l'instant, il n'y a pas d'inquiétude quant à leur sécurité puisque le pays a repris doucement et sans heurts ses activités. « Il n'y a pas de sentiment d'insécurité, nous assure Didier Six, le sélectionneur. Ce n'est pas un état de guerre. On est surtout en train de chercher à faire rentrer les joueurs pour qu'ils puissent rejoindre leurs clubs. Les gens ici gèrent tout ça très bien. Les vols humanitaires et commerciaux reprennent donc ça devrait se passer assez vite. »

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