Foot - Instances - Le CIO rejette une plainte déposée contre la FIFA et son président, Gianni Infantino

L'Equipe.fr
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Le Comité international olympique a approuvé mardi le rejet d'une requête déposée en octobre dernier contre la Fédération internationale et son président, Gianni Infantino, liée à la régulation du marché des transferts. Patron de la FIFA mais également membre du CIO, Gianni Infantino peut souffler. Mardi, la commission exécutive du Comité international olympique a annoncé, dans un communiqué, avoir rejeté la plainte déposée contre lui en octobre dernier par la société de management suisse Sport 7, représentée par l'avocat Philippe Renz. Dans sa dénonciation, que nous avions pu consulter, Me Renz avançait vertement qu'en « soutenant le crime organisé qui sévit dans le milieu des transferts de joueurs et en muselant à ces fins certains organes de la FIFA [...], M. Infantino se rend [ait] coupable de multiples violations de la charte olympique, des principes universels de base de bonne gouvernance du mouvement olympique et sportif, ainsi que du code d'éthique du CIO ». Sport 7 requérait notamment son « intervention » à l'encontre du patron de la FIFA, en lui demandant « d'ouvrir immédiatement une enquête [...] en vue de son exclusion du CIO, et qu'elle le suspende provisoirement dans l'intervalle, comme les articles 3.8 et 59 de la charte olympique en prévoient la possibilité ». Cette dénonciation visait également l'entité FIFA, « reconnue par le CIO », et « qui n'est pas en mesure de s'opposer aux agissements de ses dirigeants indélicats », poursuivait-il. Me Renz accusait enfin le Tribunal arbitral du sport (TAS) de « cautionner le système FIFA », qui « ''blanchit'' sa justice qui n'en est pas une, ainsi qu'une partie de la zone de non-droit du milieu des transferts ». Débats sur le milieu des transferts et ses dérives Basée à Fribourg, la société Sport 7 s'est engagée, avec Me Renz, dans une lutte contre les dérives du monde sulfureux des intermédiaires et des transferts. Elle propose elle-même des activités liées à celles des agents de joueurs et d'intermédiaires. Concernant le milieu des transferts et ses dérives, l'instance mondiale a initié une série de réformes dont le but, selon elle, est de « protéger l'intégrité du football et de prévenir les abus ». La FIFA compte les faire adopter avant l'été, pour recréer une licence d'agent, plafonner leurs commissions, faire passer les transactions par une « chambre de compensation » et interdire la « triple représentation ». Dans un courrier du 22 janvier, la commission d'éthique du CIO avait recommandé à son « comex » de rejeter l'intégralité de la plainte de Sport 7. Des recommandations suivies et reprises sans surprise par l'institution olympique. « Concernant les allégations relatives à la gestion de la FIFA, et plus particulièrement au marché des transferts des joueurs, également portées à l'encontre de M. Infantino, la commission d'éthique du CIO a relevé que la plainte faisait uniquement référence à une analyse générale liée à la gestion de cette Fédération Internationale, ce qui sort du champ d'application du code d'éthique du CIO », écrit l'organisation aux cinq anneaux. Elle note aussi « l'absence de preuves d'aucun fait précis pouvant être reproché à M. Gianni Infantino à titre individuel ». Infantino toujours visé par une procédure pénale en Suisse Contactée suite au rejet de cette plainte, la FIFA n'a souhaité faire « aucun commentaire ». Quant au reproche fait au TAS, le CIO note qu'il est « exclu du champ d'application du code d'éthique du CIO » et que cette partie de la plainte ne relève pas de sa compétence. Sur le plan judiciaire, Gianni Infantino (50 ans) est toujours visé par une procédure pénale ouverte l'an dernier, en Suisse. Elle concerne notamment ses rencontres secrètes avec l'ex-chef du Ministère public de la Confédération helvétique (MPC, parquet), qui fut en charge des affaires liées au « FIFAgate ».