A l'occasion du choc OM-PSG, portrait de Jacques-Henri Eyraud, président-businessman ultra contesté dans la cité phocéenne

Pierre Godon
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Je me sens bien quand la tension monte", assurait Jacques-Henri Eyraud aux Echos en 2007. Celui qui préside aux destinées de l'OM depuis quatre ans et demi est gâté, alors que se profile un explosif OM-PSG, dimanche 7 février, que le centre d'entraînement du club porte encore les stigmates d'une intrusion des supporters et que l'équipe est orpheline de son entraîneur, André Villas-Boas, mis à pied le 2 février. "JHE" est désormais la cible des supporters du club, bien plus que le propriétaire américain, Franck McCourt, qui l'a intronisé à ce poste à la surprise générale. Sur les réseaux comme sur des banderoles épinglées dans les rues de Marseille, des supporters invitent '"€y$craud" à "se casser" au plus vite.

Ce businessman qui a fait ses armes à Euro Disney, à Harvard et au Club Med, avant de créer le site d'info sportive Sporever, puis de reprendre le groupe Paris-Turf, était inconnu des amateurs de ballon rond en octobre 2016. D'éternelles petites lunettes rondes, un phrasé farci d'anglicismes, voilà un profil qui dénote dans le foot français. "Il nous disait tout le temps : 'L'Equipe, behind us' ["Le journal L'Equipe, derrière nous"], s'amuse un ancien de Sporever. C'est du JHE dans le texte."

Un prof adulé, un patron décrié

Le personnage a ses fans, nombreux, sur les bancs de Sciences Po, où il enseigne (...)

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