Foot - Justice - Après la mise en cause de son patron Gianni Infantino, la FIFA dénonce une « théorie du complot inventée »

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La FIFA a décidé de réagir à la publication du rapport d'enquête de l'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération helvétique, qui relance l'hypothèse d'une collusion entre Gianni Infantino et le parquet suisse. Après avoir hésité et bien réfléchi, la FIFA a décidé de réagir à la publication du fameux rapport d'enquête de l'autorité de surveillance du Ministère de la Confédération helvétique, publié la semaine dernière, et dont les conclusions relancent l'hypothèse d'une collusion entre Gianni Infantino, le patron de la Fédération internationale, et le parquet suisse. Infantino soupçonné de collusion avec le parquet suisse Ce rapport de 48 pages, où le nom d'Infantino est cité 50 fois, « contient une théorie du complot inventée impliquant [...] Gianni Infantino, qui ne peut être laissée sans rectification, nous a répondu la FIFA, mardi matin. Pour éviter tout doute et être absolument clair, Gianni Infantino n'a demandé à personne de rencontrer le procureur général de la Confédération (Michael Lauber) et/ou son équipe en 2015 ou à tout autre moment avant cela. » Une référence à la réunion du 8 juillet 2015, mentionnée dans le rapport, entre le haut magistrat Michael Lauber (sanctionné financièrement à l'issue de ce rapport disciplinaire) et le premier procureur du Haut-Valais, Rinaldo Arnold, un ami de jeunesse d'Infantino. Pour l'AS-MPC, Arnold « avait une raison d'obtenir des informations pour le compte d'Infantino (alors secrétaire général de l'UEFA) », sept mois avant son élection à la tête de l'instance planétaire, alors que cette dernière se débattait dans les remous du scandale du « FIFAgate ». « M. Infantino envisageait alors une candidature à la présidence de la FIFA, assène l'organe de contrôle du parquet suisse. Et il avait intérêt à se renseigner pour savoir si les procédures FIFA [...] étaient dirigées contre » deux « concurrents directs pour la présidence », dont les noms ont été grisés dans le rapport. « M. Infantino avait intérêt à se renseigner pour savoir si les procédures n'étaient pas dirigées contre lui », ajoute l'AS-MPC. Déclaration de la FIFA « En juillet 2015, Gianni Infantino soutenait pleinement la candidature de Michel Platini » « En juillet 2015, Gianni Infantino n'avait pas l'intention de se présenter à la présidence de la FIFA et soutenait pleinement la candidature de Michel Platini, réplique encore la Fédération internationale. Comme déjà indiqué et expliqué à plusieurs reprises, après avoir été élu président de la FIFA en février 2016, Gianni Infantino a rencontré le procureur général de la Confédération pour montrer sa volonté, ainsi que celle de la FIFA, de coopérer aux enquêtes concernant ce qui s'était passé à la FIFA avant son arrivée à la tête de l'organisation. » « La FIFA continuera de coopérer pleinement avec les autorités tant en Suisse que dans d'autres pays jusqu'à la conclusion de ces enquêtes, et jusqu'à ce que les auteurs de délits soient tenus responsables des dommages qu'ils ont causés à notre organisation et au football », conclut l'instance planétaire.

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