Foot - Justice - « Un arrangement corruptif » passé entre Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke selon le Tribunal pénal fédéral suisse

L'Equipe.fr
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Le quotidien « Le Monde » révèle que le président du Paris-Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi reste l'objet de forts soupçons dans l'affaire pour laquelle il avait été relaxé en première instance, en octobre dernier. Acquitté avec Jérôme Valcke le 30 octobre dernier par la cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral suisse où il était accusé « d'instigation à gestion déloyale aggravée » et de « gestion déloyale aggravée », Nasser Al-Khelaïfi a en fait remporté ce jour-là une victoire relative, révèle ce mardi le journal Le Monde. La justice suisse soupçonnait le patron du PSG d'avoir acheté pour cinq millions d'euros une villa en Sardaigne en décembre 2013 par l'intermédiaire d'une société. Mais il aurait rapidement cédé les parts de cette dernière à un proche, pour ensuite mettre la ville à disposition de Valcke, numéro deux de la FIFA à l'époque. « En contrepartie », celui-ci aurait, selon les enquêteurs, octroyé des droits télévisuels des Coupes du monde 2026 et 2030 aux groupes qataris Al-Jazira et BeIN Media pour le Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Un contrat commercial avait été signé par la FIFA en avril 2014, contre 480 millions de dollars. Un procès en appel pas avant l'automne 2021 Le document de 213 pages qui motive le jugement du tribunal contient plusieurs passages sévères pour Al-Khelaïfi et Valcke. La cour estime qu'ils ont « conclu un arrangement corruptif » et que si les « soupçons de corruption privée » pesant sur le duo ont fait « l'objet d'une ordonnance de classement », c'est en raison de la volonté de la FIFA de « conclure un accord amiable » avec Al-Khelaïfi avant de retirer sa plainte pénale, en janvier 2020. Mais pour la cour, « tout porte à croire que la décision prise par M.Al-Khelaïfi en faveur de M.Valcke d'acquérir la villa était directement liée à ces négociations ». Le jugement du Tribunal pénal fédéral assure également que la décision prise par le président du PSG d'acquérir cette villa « résultait du rôle central joué par M. Valcke dans le processus de négociation et d'attribution [...] des droits médias de la Coupe du monde » Le parquet suisse a fait appel de la décision prise en première instance mais le deuxième procès ne devrait pas avoir lieu avant l'automne 2021.