Foot - Justice - Christophe Ettori, ancien président du Gazélec Ajaccio, et un actionnaire du club en garde à vue

L'Equipe.fr
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Christophe Ettori, ancien président et manager général du Gazélec Ajaccio, et Antony Perrino, actionnaire du club, sont entendus depuis dimanche soir dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent. Dimanche 10 janvier, dans la soirée, vingt-et-une personnes, dont un membre présumé, et des proches de la bande criminelle dite du Petit Bar à Ajaccio (Corse-du-Sud) ont été interpellées puis placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de blanchiment d'argent. Ce mardi soir, les auditions des suspects étaient toujours en cours par les gendarmes de la section de recherches (SR) d'Ajaccio, à la demande de deux juges d'instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Parmi eux figure Christophe Ettori, ancien président et ex-manager général du Gazélec Football Club Ajaccio (GFCA), qui évolue actuellement en National 2, et Antony Perrino, actionnaire du même club. Ancien joueur professionnel notamment à Cannes et au GFCA, Christophe Ettori (43 ans), qui n'occupe plus aucune fonction au sein du club ajaccien, était devenu propriétaire, depuis l'été dernier, d'une paillote à Ajaccio, le Kos. lire aussi La loi du Milieu (2/5) : le Gazélec Ajaccio sous pression Le frère de Christophe Ettori aussi recherché
Selon nos informations, les enquêteurs chercheraient à déterminer l'existence de lien entre cet établissement et des faits présumés de blanchiment. La garde à vue de Christophe Ettori pourrait durer quatre jours. « Ce n'est pas lié à ses activités dans le football, mais à un restaurant (le Kos, ndlr) dont il est le directeur général, précise son avocat, Me Pascal Garbarini. On lui reprocherait de blanchir de l'argent, mais je ne suis pas inquiet. La procédure et les réponses sont assez précises et transparentes. » L'audition d'Antony Perrino (41 ans), entrepreneur corse dans l'immobilier et le BTP notamment, et actionnaire du Gazélec, est également toujours en cours ce mardi soir. Sollicité, son avocat, Me Thierry Marembert, n'a pas donné suite. Contactée, la direction du Gazélec Ajaccio n'a « pas souhaité faire de commentaire ». « Une vague de perquisitions avait déjà été menée fin septembre, et avait visé des chefs d'entreprise basés en Suisse, à Courchevel, ou encore à Dubaï », précise l'Obs. Jacques Santoni, présenté comme le chef du Petit Bar, et les compagnes de plusieurs membres présumés de ce gang sont également en garde à vue. Le frère de Christophe Ettori, prénommé Mickaël dit « Micka », est activement recherché, depuis la fin du mois de septembre, après avoir échappé à un coup de filet dans le cadre d'une enquête sur une tentative d'assassinat sur la personne de Guy Orsoni, fils d'Alain Orsoni, ancien président de l'Athletic club ajaccien (ACA).