Foot - Justice - Deux mises en examen supplétives pour agressions sexuelles contre Saïd Chabane, le président d'Angers

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Saïd Chabane, le président d'Angers, s'est vu signifier deux mises en examen supplétives pour agressions sexuelles après les témoignages de deux jeunes femmes. Selon Le Courrier de l'Ouest, Saïd Chabane, le président d'Angers SCO, convoqué jeudi 23 septembre dans le cabinet du juge chargé d'instruire le dossier d'agressions sexuelles aggravées dans lequel le dirigeant est mis en examen depuis février 2020, s'est vu signifier deux mises en examen supplétives à la suite de deux nouveaux témoignages de jeunes femmes qui n'ont pas encore porté plainte mais qui apportent des faits nouveaux à l'enquête. lire aussi Ce qu'il faut savoir de l'affaire Saïd Chabane, mis en examen pour « agressions sexuelles aggravées » De source judiciaire, ces deux témoignages supplémentaires portent sur des faits qui seraient à peu près identiques à ceux qui avaient été dénoncés par les salariées du SCO : des gestes déplacés décrits comme des agressions sexuelles. Ces témoignages émanent de femmes qui ne travaillent pas au SCO. Ce sont deux commerciales qui avaient été embauchées dans le groupe qui appartient à Saïd Chabane. Elles s'étaient manifestées assez vite auprès de la PJ dans le courant de l'année 2020. Ces témoignages s'ajoutent aux quatre plaintes déjà recueillies par les enquêteurs de la police judiciaire. Saïd Chabane a contesté ces faits et pourra s'expliquer lors d'une prochaine audition. Pour l'instant, la procédure est toujours dans la phase d'expertise des potentielles victimes et de Saïd Chabane, ce qui est habituel dans une affaire de moeurs. Ces résultats arriveront prochainement. Il faudra ensuite que le juge d'instruction réentende Saïd Chabane sur le fond, ce qui nécessitera peut-être un nouveau temps d'expertise (estimé à quatre mois). Si audience de jugement il y a, ce sera devant le tribunal correctionnel, pas avant 2022. Dans ce cas, Chabane pourrait être poursuivi pour agressions sexuelles par une personne ayant autorité. Il encourt jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende.

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