Foot - Justice - La justice française ouvre une enquête pour corruption sur l'attribution des Mondiaux à la Russie et au Qatar

L'Equipe.fr
Suspendu six ans de toute activité liée au football, Sepp Blatter assistera au Mondial 2018 comme spectateur. Il a répondu à une invitation du président russe, Vladimir Poutine.

La Fifa est visée par une enquête du parquet national financier, selon Le Monde. Le PNF soupçonne l'instance de corruption à propos de l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.La Fifa est dans le viseur de la justice française, selon les informations révélées par Le Monde. Le parquet national financier (PNF) a ouvert courant 2016 une enquête préliminaire pour «corruption privée», «association de malfaiteurs» et «trafic d'influence et recel de trafic d'influence» concernant l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Des magistrats du PNF se seraient mêmes rendus en Suisse, jeudi 20 avril, pour interroger pendant plusieurs heures l'ancien président de la Fifa Joseph Blatter (1998-2015), en qualité de témoin.Tandis que la justice suisse s'intéresse déjà à ce dossier depuis mars 2015, le PNF devrait focaliser son attention sur les protagonistes français de l'affaire : le Tahitien Reynald Temarii, l'ex-secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke, radié dix ans en 2016, et Michel Platini, suspendu quatre ans en raison d'une autre affaire, portant sur un paiement déloyal d'1,8 M€ effectué par Blatter à l'ex-président de l'UEFA.La «réunion secrète» de l'ElyséeEn octobre 2015, Sepp Blatter avait directement mis en cause la France. Selon lui, «un arrangement diplomatique» existait pour que les Mondiaux 2018 et 2022 aient lieu en Russie puis aux Etats-Unis, un plan qui aurait échoué à cause de «l'interférence gouvernementale de Nicolas Sarkozy». «Voilà encore un autre qui me prête beaucoup de pouvoir», avait ironisé l'ancien président de la République.France Football avait aussi évoqué une réunion secrète à l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et l'ancien patron de l'UEFA Michel Platini. Son but supposé: s'assurer que Platini voterait pour l'émirat. Un «tissu de mensonges», s'était indigné l'ancien numéro 10 des Bleus, qui n'a pas à ce stade été entendu dans le cadre des investigations menées par le PNF.

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