Foot - Justice - Le président de la métropole de Lille sera jugé pour recel d'abus de confiance dans l'affaire du Grand Stade

L'Equipe.fr
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Le président de la Métropole européenne de Lille, Damien Castelain, soupçonné d'avoir bénéficié de pierres livrées via Eiffage, le bâtisseur du stade Pierre-Mauroy, pour une terrasse personnelle, sera jugé pour recel d'abus de confiance. Le président de la Métropole européenne de Lille (MEL) Damien Castelain sera jugé pour « recel d'abus de confiance » dans l'affaire du Grand Stade, soupçonné d'avoir bénéficié de pierres livrées via Eiffage pour une terrasse personnelle, selon le document de renvoi devant le tribunal consulté samedi par l'Agence France presse (AFP). Le parquet de Lille avait requis en juin le renvoi devant le tribunal judiciaire de M. Castelain, à la tête de la MEL depuis 2014, réquisitions suivies par le juge selon lequel l'élu a « pris l'initiative de demander à bénéficier gratuitement de ces matériaux ». Ordonnance de renvoi du juge en charge de l'affaire du Grand Stade « [Damien Castelain], en sa qualité de citoyen élu, particulièrement éclairé, ne pouvait ignorer que ces pierres qu'il n'a pas payées avaient une valeur significative, que leur transport et leur livraison n'était pas sans frais » M. Castelain est soupçonné, alors qu'il était vice-président de la MEL, au tournant des années 2010, d'avoir bénéficié en marge de la construction par Eiffage du Grand Stade Pierre-Mauroy, de plus de 17 000 euros de pierres livrées par le constructeur pour une terrasse personnelle. Une autre enquête pour détournement de fonds publics Damien Castelain, « en sa qualité de citoyen élu, particulièrement éclairé, ne pouvait ignorer que ces pierres qu'il n'a pas payées avaient une valeur significative, que leur transport et leur livraison n'étaient pas sans frais », pointe l'ordonnance qui le renvoie devant le tribunal, à une date encore inconnue. M. Castelain fait aussi l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics pour des factures notamment de parfums, services de bien-être ou nuits en hôtel de luxe entre 2017 et 2018. Elles s'élèveraient à environ 11 000 euros, selon le site Médiacités.