Foot - L. Nations - Avant la demi-finale de Ligue des nations, retour sur les cinq France-Belgique les plus marquants

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1. Le point de départ : Belgique-France (3-3), le 1er mai 1904

La première confrontation entre les deux nations voisines remonte à plus de 117 ans en arrière. Il s'agit également de la première rencontre jouée dans l'histoire des deux sélections, et plus globalement du premier match international de football, hors îles britanniques. Les deux équipes s'affrontent à Uccle, dans la région de Bruxelles, au stade du Vivier d'Oie, pour le compte de la « Coupe franco-belge Évence Coppée », organisée à l'initiative d'un mécène belge pour célébrer l'amitié entre les deux pays. À l'époque, l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) s'occupe de la sélection et contacte douze joueurs français pour se rendre en Belgique, et opte, le jour du match, pour une formation « classique » en 2-3-5.

Français et Belges se quittent finalement dos à dos (3-3), devant environ 2000 spectateurs. « D'un de ces shoots foudroyants dont il a le secret », Louis Mesnier, alias « Didi », en profite pour devenir le premier buteur de l'histoire des Bleus. Quelques mois avant la création de la FIFA, deux nations du football sont nées. Une rivalité, aussi.

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2. Le quintuplé de Cisowski : France-Belgique (6-3), le 11 novembre 1956

À l'époque, on appelait cela « un score à la hongroise ». Pour son premier match de groupe de qualification pour la Coupe du monde 1958 en Suède, la France doit se ressaisir après un Mondial 1954 raté, et une élimination au premier tour. Dans un stade Olympique de Colombes plein à craquer pour l'occasion, avec plus de 46 000 spectateurs présents, la bande de Roger Piantoni s'impose largement (6-3), avec un quintuplé de l'avant-centre Thadée Cisowski.

Le lendemain de ce succès, le journaliste de l'Équipe Jacques de Ryswick, présent au stade pour couvrir la rencontre, ne s'y trompe pas : « cette victoire marque une étape dans la progression du football français ». Héros de la rencontre, « l'irrésistible Ciso » sera l'un des artisans de la qualification des Bleus pour la Coupe du monde 1958, mais une blessure l'empêchera d'y participer. Il sera remplacé en attaque par un certain Just Fontaine, qui était réserviste ce jour-là contre la Belgique. « Justo » sera l'un des artisans de la troisième place des Bleus lors du Mondial, terminant meilleur buteur de la compétition avec 13 buts, un record qui tient toujours aujourd'hui.

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3. Le show Platini : France-Belgique (5-0), le 16 juin 1984

En plein Euro 1984, l'Europe tombe sous le charme de la France, pays hôte de la compétition, après sa démonstration contre son voisin belge (5-0) à Nantes, pour son deuxième match de la phase de groupe. Sur un nuage, Michel Platini montre la voie à ses coéquipiers dès la 4e minute de jeu, avant qu'Alain Giresse (31e) puis Luis Fernandez (44e) ne scellent l'issue du match dès la mi-temps.

Un penalty (74e) et une reprise de la tête de douze mètres (89e) permettront même à « Platoche » de conclure son festival par un triplé. Quelques jours plus tard, les Bleus iront conquérir le premier titre majeur de leur histoire à la maison, en battant l'Espagne d'Arconada en finale (2-0) au Parc des Princes. Les Diables Rouges seront eux éliminés dès le premier tour, après une défaite contre le Danemark (2-3) lors du troisième match de poule.

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4. La douche froide avant le fiasco : France-Belgique (1-2), le 18 mai 2002

Pour leur dernier match amical, et à la veille de s'envoler pour la Coupe du monde 2002 en Asie, les Français, champions du monde en titre, reçoivent les Diables Rouges au stade de France dans une ambiance festive. Une cérémonie est organisée dans l'enceinte avant le début de la rencontre. À la mi-temps, une campagne publicitaire de l'équipementier Adidas est même mise en avant pour promouvoir une éventuelle deuxième étoile sur le maillot tricolore. « Dans le sillon de leur gloire a germé, depuis quatre ans, une euphorie flirtant parfois avec l'hystérie », commente le journaliste Fabrice Jouhaud dans nos colonnes le jour du match.

La plupart des titulaires, comme Thierry Henry ou Fabien Barthez, sont ménagés, alors que Zinédine Zidane est absent, pour assister à la naissance de son troisième fils. Victimes de leurs facilités, les Bleus concèdent l'ouverture du score de la tête de Glen De Boeck (20e), avant qu'une reprise de Franck Leboeuf déviée par Timmy Simons dans ses propres buts (40e), ne leur permette d'égaliser avant la pause. Les Français seront cependant battus dans le temps additionnel sur une reprise de volée du capitaine belge Marc Wilmots (90e+1).

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Tout le monde connaît la suite. Archi-favorite à sa succession, l'équipe de Roger Lemerre connaîtra un véritable naufrage collectif en Asie, et une élimination dès la phase de groupes après les défaites contre le Sénégal (1-0) et le Danemark (2-0) et un nul contre l'Uruguay (0-0). Les Belges, quant à eux, atteindront les huitièmes de finale du tournoi, avant de tomber contre le futur champion du monde brésilien (0-2).

5. Celle qui reste dans toutes les têtes : France-Belgique (1-0), le 10 juillet 2018

En ce mardi soir de juillet au stade de Saint-Pétersbourg, Français et Belges se disputent une place pour la finale de la Coupe du monde. Alors que les deux nations se rencontrent pour la première fois dans un match à élimination directe, en 74 rencontres officielles, l'enjeu est immense. L'atmosphère, irrespirable. La génération dorée des Diables Rouges, menée par son capitaine Eden Hazard, rejoint le dernier carré d'une Coupe du monde pour la première fois depuis 1986.

Après sa victoire probante en quarts de finale contre le Brésil (2-1), elle a même une occasion en or d'offrir à la Belgique le premier trophée de son histoire. Mais ce sont bien les Bleus de Didier Deschamps qui sécheront les espoirs belges, pour aller décrocher une deuxième étoile mondiale, cinq jours plus tard, à Moscou. Le bourreau s'appelle Samuel Umtiti, et son coup de casque en début de seconde période (51e) est encore dans toutes les têtes.

Trois ans plus tard, cette confrontation reste un rendez-vous spécial, témoin de la rivalité entre les deux sélections. Ce jeudi, en demi-finales de Ligue des nations (20h45, à Turin), la Belgique a l'occasion de prendre sa revanche, après la frustration du Mondial 2018. La France, elle, de se racheter après un Euro 2020 raté.

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