Foot - L. nations - BEL - Yannick Carrasco (Belgique) : « Personne ne voudra perdre ce match »

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Yannick Carrasco, attaquant de la Belgique, estime que son équipe a perdu le fil du match à la suite du pressing des Bleus (2-3). Et qu'elle se doit de rester professionnelle ce dimanche face à l'Italie (15 heures). Sans Romelu Lukaku ni Eden Hazard, fatigués musculairement et rentrés aux soins en Belgique, selon le sélectionneur, ni Thomas Foket, blessé pendant l'échauffement face à la France (2-3, jeudi), la Belgique prépare sa petite finale de Ligue des nations face à l'Italie (15 heures ce dimanche à Turin) sans une très grande motivation. Après la défaite face à la France, le gardien Thibaut Courtois avait avoué qu'il ne comprenait pas l'idée de devoir disputer ce match qui « ne servait à rien ». Son sélectionneur a précisé hier qu'il alignerait une équipe compétitive et qu'il voulait défendre la première place au classement FIFA. Mais aussi que cette rencontre servirait de base et de test à l'entame de douze mois de préparation à la Coupe du monde 2022. Buteur face aux Bleus, Cédric Carrasco estime, lui, que son équipe a succombé jeudi à ses émotions mais qu'elle doit désormais se comporter de manière professionnelle. lire aussi Le tableau de la Ligue des nations « Dans quel état d'esprit se trouve la Belgique après son élimination face à la France ?
C'était compliqué après le match. Mais ça fait partie du métier. Il faut savoir perdre. Et quand c'est le cas, se relever et être professionnel. On doit penser au prochain match et tout faire pour le gagner. Quelle analyse faites-vous de cette défaite face à la France (2-3) ?
Dans le foot, tout peut arriver. On avait le contrôle du match en première période. À la pause, la France a changé d'état d'esprit. Elle a défendu en groupe, attaqué et essayé de marquer ce 1er but. Elle y est parvenue. On a commencé à jouer dans le registre de l'émotion, à multiplier les pertes de balle inutiles. On a redonné confiance à notre adversaire et on a malheureusement perdu cette rencontre dans les dernières minutes. Que l'on termine désormais troisième ou quatrième de la Ligue des nations ne changera pas grand-chose. Je n'aime pas la défaite. Mais je veux aider cette équipe. Personne ne voudra perdre ce match. Comment expliquer que vous ayez succombé à l'émotion alors que la plupart des joueurs belges sont expérimentés et mûrs ?
Parfois, on a plus de mal à contrôler certaines situations, à se sortir d'une ''bad mood''. Reprendre le contrôle d'un match devient difficile. C'est à nous de mettre le ballon hors jeu et de remettre nos idées au clair. Tu ne peux pas comprendre de l'extérieur ce que nous avons vécu à l'intérieur de l'équipe. La France nous a mis une belle pression. On n'arrivait pas à sortir les ballons. La fatigue est entrée en ligne de compte et elle a grignoté notre lucidité. Enfin, il y a des faits de jeu. On doit encore apprendre pour être meilleurs au Qatar. « On a quand même une équipe extraordinaire » Que vous a dit votre entraîneur après la défaite ?
Il s'est exprimé devant le groupe le lendemain en résumant le positif et le négatif. On a tous des qualités dans ce groupe. On l'a prouvé en première période. On était au-dessus sur le jeu, la tranquillité, les bonnes lignes de passes. On savait réagir en perte balle, jouer haut dans le camp adverse. Et la deuxième période a montré tout le contraire. On a joué avec de l'émotion. On a oublié les consignes de positionnement, notre concentration. Nos remises étaient dehors. La fatigue a pu jouer. Autant nous étions plus forts en première période, autant on n'a pas assumé la pression en deuxième. Quel est le vrai visage de la Belgique ?
On a quand même une équipe extraordinaire comme en témoigne cette première période contre la France. Mais on doit apprendre à être plus rageux, plus intelligent, savoir couper les actions au bon moment. Le coach nous l'a dit mais c'est à nous de savoir comment mettre pied sur le ballon, d'être agressif au bon moment. »

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