Foot - L1 à 18 clubs - « Il n'y a aucune vision pour notre football », déplore Claude Puel (Saint-Étienne)

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Le manager général de l'AS Saint-Étienne, Claude Puel, a qualifié vendredi de « passage en force » l'idée de vouloir réduire la Ligue 1 à 18 clubs. Alors que la LFP veut faire voter, le 3 juin, une Ligue 1 réduite à 18 clubs dès 2022, le manager général de l'AS Saint-Étienne, Claude Puel, a fait part de sa désapprobation. lire aussi Êtes-vous favorable à une Ligue 1 réduite à 18 clubs ? « Je trouve ça regrettable, a-t-il expliqué ce vendredi. C'est un passage en force voulu par des gens qui sont dans une vision à court terme, qui se disent : " Comme il y a des clubs en difficulté, on réduit le gâteau et il y en aura un peu plus pour chacun d'entre nous." Il n'y a aucune vision pour notre football. Au final, est-ce que c'est ce qui va nous permettre d'aller concurrencer les quatre autres grandes ligues (européennes) ? Non ! ». Puel souhaite « des états généraux avec toutes les familles du football » Après avoir suggéré de professionnaliser le National et reproché aux instances « de vouloir imposer quelque chose en catimini », l'ancien entraîneur de Monaco, Lille, Lyon et Nice a émis l'idée d'organiser « des états généraux avec toutes les familles du football » pour « mettre les choses à plat » sur les aspects financiers, sportifs et de développement des jeunes. « Mais, là, il n'y a rien... » Rudi Garcia « solidaire » Son homologue de Lyon, Rudi Garcia, s'est pour sa part déclaré « solidaire de ses collègues entraîneurs » et favorable à une Ligue 1 à vingt clubs. « Mais il faut aussi trouver une harmonie avec le calendrier international, afin d'épargner un peu les joueurs qui ne se reposent pas, a-t-il souligné. Je veux protéger les joueurs et faire en sorte que les entraîneurs puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions et ne pas être pénalisés par des décisions. » lire aussi Les entraîneurs réservés sur la Ligue 1 à 18 clubs « (Réduire la Ligue 1), cela veut dire moins d'équipes, moins de coaches et moins de staffs chez les professionnels », a-t-il aussi indiqué.