Foot - L1 - Amiens - Bernard Joannin (Amiens) : « On ne demande aucun dommage et intérêt »

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Invité à s'exprimer sur notre chaîne dans « L'Équipe du Soir », Bernard Joannin, le président du SC Amiens, a expliqué les raisons pour lesquelles son club défendrait coûte que coûte sa place en Ligue 1 pour la prochaine saison. Le club d'Amiens, relégué administrativement en Ligue 2 après l'arrêt du Championnat de France en raison de la pandémie de coronavirus, va se battre jusqu'au bout et vendre chèrement sa peau, selon Bernard Joannin. « On nous contraint à aller en justice... J'aurais mille fois préféré qu'il y ait des discussions avec le président de la Fédération, les présidents de clubs pour trouver des solutions, explique le dirigeant picard. Mais la Fédération a été glaciale. Nous n'avons eu aucune chance de nous défendre. » Bernard Joannin, président du SC Amiens « Nous devions rencontrer en confrontation directe les trois clubs classés devant nous » L'Amiens SC, qui vivait sa troisième saison consécutive dans l'élite, était classé à la 19e place avec 23 points au compteur, soit quatre de moins que Nîmes (18e, 27 pts). Avec encore 10 matches à disputer, le club avait encore toutes les raisons de croire en son maintien. « Il nous restait 10 matches et nous devions rencontrer en confrontation directe, les trois clubs classés devant nous. Avouez que l'équité sportive n'était pas présente dans cette décision (d'entériner la relégation d'Amiens), argumente Joannin. Il faut aussi regarder l'historique d'Amiens. En National, nous sommes montés à la dernière journée. De la Ligue 2 à la Ligue 1, nous sommes montés à la dernière seconde. La première année de Ligue 1, nous nous sommes maintenus au dernier match, ajoute-t-il. C'est le fighting-spirit picard. On se bat jusqu'au bout. » Amiens conteste sa relégation devant le Tribunal administratif de Paris Bernard Joannin, président du SC Amiens « Je ne suis pas venu dans le football pour une question d'argent » Le président amiénois milite pour une Ligue 1 à 22 clubs l'an prochain, incluant les deux premiers de Ligue 2 (Lorient et Lens), autorisés à monter, et repêchant les deux derniers de Ligue 1. Et pour arriver à ses fins, l'homme est prêt à renoncer à tous les revenus issus des droits TV. « Je ne suis pas venu dans le football pour une question d'argent. Quand on a racheté le SC Amiens avec des entrepreneurs locaux, c'était presque un mouvement citoyen pour rendre à la ville ce qu'elle nous avait donné. On ne demande donc aucun dommage et intérêt. »

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