Foot - L1 - Amiens conteste sa relégation devant le Tribunal administratif de Paris

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Le club picard attaque en justice l'arrêt de la Ligue 1 décidé par la LFP, qui a entraîné sa relégation en L2. Les dirigeants ont tenu une conférence de presse ce mardi pour s'expliquer. Relégué à la suite de la décision de la LFP d'arrêter le Championnat et de procéder à deux descentes, le club d'Amiens a tenu une conférence de presse. Le président Bernard Joannin y a notamment expliqué pourquoi il attaquait en justice cette décision devant le Tribunal administratif de Paris. « La décision du conseil d'administration de la LFP injuste, incohérente et infondée. Comment peut-on reléguer deux équipes à la 28e journée alors qu'il reste un quart du Championnat à effectuer ? Ce n'est pas une question d'argent. Nous ne demandons pas de dédommagement financier. Nous nous battons pour l'équité sportive et contre cette décision sanction », a-t-il déclaré. Le rêve éteint d'Amiens, relégué en Ligue 2 « Nous avions des confrontations directes avec les trois équipes placées juste devant nous, a ajouté le dirigeant picard. Amiens est lésé dans cette affaire. Il y avait des alternatives plus justes face à cette situation exceptionnelle que des relégations arbitraires. Cette décision est dénuée d'humanité, valeur inhérente au monde du football. La L1 à 22, ou autre, sera une bonne solution. Il y a des solutions viables sportivement et juridiquement. Je suis persuadé que la justice nous donnera raison. » Amiens : une pétition pour une Ligue 1 à 22 Bernard Joannin, président du club « On nous contraint à aller en justice contre cette décision inique de la Ligue. Que de temps perdu, quel gâchis d'énergie » Joannin a aussi rappelé l'exception française : « Dans le football européen, il n'y a aucune relégation. En rugby, handball, basket, il n'y a aucune relégation. On nous contraint à aller en justice contre cette décision inique de la Ligue. Que de temps perdu, quel gâchis d'énergie alors que les Allemands reprennent ce week-end, que l'Italie et l'Espagne reprennent l'entraînement. » L'avocat du club, Christophe Bertrand, a précisé quelques points : « Nous ne contestons pas l'arrêt des Championnats. Cela serait déplacé. Nous en contestons, comme tous les clubs qui sont impactés, les conséquences. Lorsqu'une compétition n'arrive pas à son terme, peut-on déclarer qu'il y a des perdants, des relégués ? Il restait 26 % de matches à disputer. Arrête-t-on un match de foot à la 67e minute ? Est-ce fondé ? Selon nous, non. Si le juge le pense aussi, nous trouverons peut-être des solutions. » « Personne n'avait imaginé cette situation et personne n'avait donc fixé de règle. Il faut donc se référer aux principes généraux du droit, et donc à l'équité », a déclaré la maire d'Amiens, Brigitte Fouré. « Dans le règlement de la L1, il n'existe pas de cas de force majeure. Il fallait trouver une solution car les textes ne prévoyaient rien, a regretté le président d'Amiens Métropole, Alain Gest. On a transformé ce Championnat en loterie. Imaginez un confinement organisé cinq journées auparavant : Amiens n'aurait pas été concerné (Amiens était 18e à l'issue de la 22e journée). Nous ne sommes pas convaincus que la même décision aurait été prise si d'autres clubs avaient été dans notre position... » Il n'a pas écarté un recours auprès du Conseil d'État. Blanc apporte son soutien à Amiens

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