Foot - L1 - Bastia n'a pas le choix

L'Equipe.fr
En cas de défaite à Dijon samedi, les Corses auraient un pied en Ligue 2. Leur calendrier les contraint à l'emporter pour espérer.

En cas de défaite à Dijon samedi, les Corses auraient un pied en Ligue 2. Leur calendrier les contraint à l'emporter pour espérer.On peut mettre cela sur le compte du Tour de Corse, l'épreuve française du WRC qui a démarré vendredi et a mobilisé les médias insulaires. Le nombre de personnes présentes vendredi à la conférence de presse d'avant-match de Rui Almeida et de Gilles Cioni trahissait quand même les maigres chances qu'accorde l'environnement du SC Bastia à ses chances de maintien. Seuls trois journalistes sont venus écouter l'entraîneur et le latéral droit. Le déplacement des Corses à Dijon revêt pourtant des allures de match de la dernière chance. Déjà, alors qu'il reste sept matches à disputer.Il est une série que les Bastiais aimeraient poursuivre : celle des matches terminés à onze contre onzeLe calendrier qui attend les Bastiais ne leur laisse plus aucune marge d'erreur, surtout pour une équipe incapable de l'emporter depuis le 17 décembre (2-1, à Rennes). Le Sporting recevra Lyon la semaine prochaine et doit encore se déplacer à Bordeaux, Paris et Marseille. Une défaite verrait en outre les Dijonnais s'envoler, et avec eux la dix-septième place, alors à sept points. Si Nancy l'emporte dans le même temps face à Rennes, le barrage serait lui à six unités... «Ça reste un match», a botté en touche Rui Almeida. «Ce n'est pas la rencontre de la dernière chance, mais je ne vais pas cacher qu'elle est très importante, reconnaît Cioni. Si on gagne, on revient à un point de Dijon et on relance tout. Peut-être que je suis fou, mais j'y crois. On a largement les capacités de gagner contre Dijon.»S'il reste sur trois défaites, il est une série que les Bastiais aimeraient poursuivre : celle des matches terminés à onze contre onze, les Corses ayant subi treize expulsions en L1 cette saison. «Inconsciemment, on se dit qu'à la première faute, les arbitres peuvent sortir un rouge, avoue Cioni. On a tellement été pénalisés que le mot d'ordre c'est de finir le match à onze. On doit trouver l'équilibre en termes d'agressivité : entrer sur le terrain avec le couteau entre les dents, mais ne pas faire le geste de trop, qui fait que tu prends un rouge et que le match est plié. Ce n'est pas une psychose, mais on l'a dans un coin de notre tête.»

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