Foot - L1 - Bordeaux - Bordeaux : Bistro Régent n'a « pris aucune décision »

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Le patron de Bistro Régent, Marc Vanhove, doit s'entretenir la semaine prochaine avec les Girondins pour aborder la suite de leur partenariat. Il a reçu un courrier d'avocat lui demandant de régler ce qu'il devait. La manière de faire ne lui a pas fait plaisir. Alors qu'il avait initialement suspendu le contrat qui le lie aux Girondins dès la suspension du Championnat en mars, en raison du coronavirus, le patron de Bistro Régent, Marc Vanhove, a reçu de la part du club un courrier d'avocat lui sommant de régler ce qu'il devait. Il s'y est astreint pour le mois de mars avant que son avocat lui conseille de suspendre de nouveau son engagement. Bistro Régent suspend son engagement avec les Girondins de Bordeaux « Je n'ai pas trouvé ça bien parce qu'on s'était eu avant au téléphone avec Frédéric Longuépée (le PDG des Girondins), confesse Vanhove. Je l'ai rappelé pour le lui dire. J'aurais préféré qu'il soit plus ouvert et amical mais je ne vais pas jeter de l'huile sur le feu. Il faut une discussion les yeux dans les yeux. » Marc Vanhove « Il faut me rembourser ce qu'on me doit, déjà. Voir ensuite quelles seront les conditions de reprise du Championnat et ensuite essayer de trouver un terrain d'entente » Les deux hommes ont prévu de s'entretenir de nouveau la semaine prochaine pour faire un point financier et se projeter sur l'avenir. En dépit d'une clause qui lui permet de se désengager en cas de crise sanitaire avérée, dans l'esprit du patron de Bistro Régent, il n'est pas question pour l'instant de couper définitivement les ponts avec le club. Finances : Bordeaux voit rouge « Aujourd'hui, avec l'arrêt de la L1 à la 28e journée, on a eu 67 % de la prestation et j'ai payé 80 %, expose-t-il. Je n'ai pris aucune décision mais Bordeaux, c'est mon club de coeur. Évidemment, aujourd'hui, par rapport au contexte, avec ce qui se passe dans la restauration, ce n'est pas la priorité. Mais on va discuter. Il faut me rembourser ce qu'on me doit, déjà. Voir ensuite quelles seront les conditions de reprise du Championnat - avec ou sans public - et ensuite essayer de trouver un terrain d'entente. Je ne vois pas pourquoi on n'y arriverait pas, ils ne vont pas avoir 50 millions de propositions non plus. » En attendant ? Ce nouvel épisode atteste des relations parfois difficiles entre le club et son sponsor principal, malgré un contrat qui court jusqu'en 2023 pour un montant supérieur à 1,40 M€ par an. À l'origine : la façon dont Bistro Régent s'est senti déconsidéré à l'arrivée de General American Capital Partners, le fonds d'investissement à l'origine du rachat du club en novembre 2018, évincé depuis par King Street. A l'époque, le patron de GACP, Joe DaGrosa, ne s'en était pas caché : il visait plutôt un sponsor international pour un minimum de 5 M€ par an. Il avait été rattrapé par la réalité du marché, sans pour autant renoncer à trouver mieux. C'est la raison pour laquelle il avait inséré une clause de désengagement au bout de deux ans. Ironie du sort, c'est à ce moment précis que Vanhove en a profité pour insérer deux clauses lui aussi, dont celle qui peut permettre aujourd'hui à Bistro Régent de se désengager légalement.

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